ACTE II, SCENE V
Violante! l'infante à mon sujet atteinte! O glorieux mélange et d'espoir et de crainte! Beau songe, qui promets plus que je ne prétends, Dissipe-toi bien tard et dure-moi long-temps. Je vis l'infante à Vas , ma doute n'est point vaine : Des appas innocens n'accusons plus la haine; Si de cette princesse ils m'ont acquis les vœux, L'heur qu'ils m'ont procuré m'élève au-dessus d'eux. Mais tirons-nous d'ici, que mon transport n'évente Les secrets mouvemens d'une ardeur imprudente, Qui pourroit ruiner le plus heureux espoir Que l'Amour à mortel fît jamais concevoir.
LAZARiLLE, à part.
L'infante ! Oh ! qu'il est vain ! oh ! quelle extravagance ! Tant de malheur lui souffre encor tant d'arrogance! Lui l'infante ! Un moment l'auroit bien relevé ! Cherchons, cherchons parti; mon maître est achevé.
FIN DU DEUXIEME ACTE
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