SCÈNE V
DOROTHÉE, à lafenêtre; DON LOPE , LAZARILLE.
DOROTHÉE, yeto/z^ une lettre à don Lope.
Don Lope, cette lettre, Qu'en votre propre main j'ai charge de remettre, Vous invite à mêler du myrte à vos lauriers. Et des succès d'amour à vos succès guerriers. Soyez discret, adieu; l'objet qui vous l'adresse Est d'un rang et d'un sang digne d'une maîtresse.
(Elle se retii'e.)
DOW LOPE, ramassant la lettre.
Veillons-nous? rêvons-nous? Puis-je être en même jour Si mal avec le sort et bien avec l'amour?
LA.ZARILLE.
Non , non ; cet enragé vous étant si contraire , Quelle est la malheureuse à qui vous pourriez plaire ?
DON LOPE ouvre la lettre et lit.
« yà don Lope de Lune.
» Au voyage de Vas, où nous suivions le roi, » Une secrète ardeur vous engagea ma foi ; » Et vous ayant depuis conservé mon hommage, » Vous en veux aujourd'hui confier le secret. » Venez ce soir au parc, seul, fidèle et discret, » En savoir davantage.
» Violante. »
Violante! est-ce un songe! est-ce une illusion? De quoi me flattes-tu , chère confusion ?