‹ uvres de Jean RotrouChapitre 115 sur 422 · LE BOURREAU · texte numérisé non relu

LE BOURREAU

Depuis qu'on a perdu les moyens d'espérer , C'est une lâcheté que de tant différer.

LILIANE

Cruel , que sur mon chef cet orage s'épanche ; Pour abattre le tronc , commence par la branche , S'il meurt, dois-je rester en nombre des humains? Non , non, j'offre mon col à tes barbares mains.

LE DUC

Ne me pouvant , ma fille , apporter d'assistance , Au moins ne tâche point d'ébranler ma constance ; Ces transports ne font rien qu'augmenter mon tourment, Et tu me peux aider en un point seulement; C'est que je rende l'âme avec cette assurance

Page 1