‹ uvres de Jean RotrouChapitre 136 sur 422 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

OZANOR, DORISTÉE, CLÉAGÉNOR.

DORISTÉE, SOUS les habïts de page ^ dans le bois açec

Ozanor qui la veutJorcej\ Je suis morte , au secours !

CLÉAGÉNOR.

Quelle plainte effroyable Arrive à mon oreille?

OZANOR.

Ingrate, impitoyable , Fais cesser mes efforts, et sois-moi par douceur Ce qu'un juste butin est à son possesseur.

CLEAGENOR.

L'ombre et l'éloignement les cachent à ma vue. Avançons dans le bois.

DORISTÉE.

O ciel ! je suis perdue.

O dieux! quel accident obtient votre secours Si ma plainte équitable ici vous trouve sourds ? Frappe, j'attends le coup, ma gorge t'est offerte. Pourquoi diffères-tu le moment de ma perte? Crois-tu que mon honneur se rende à tes efforts. Et posséder vivant ce misérable corps?

CLÉAGÉNOR.

o dieux! qu'ai-je entendu?

OZANOR.

Qu'une vaine chimère Rende ainsi ton humeur à toi-même contraire ,

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