‹ uvres de Jean RotrouChapitre 306 sur 422 · ACTE V, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX

CLÉONTE , froidement.

Madame, puisqu'ainsi la fortune en dispose, Sur ses aveugles soins mon espoir se repose.

LE ROI, a Clorimand.

Il reste de trouver une chaste beauté A qui m'a conservé le bien de la clarté. Reconnois, Clorimand, à quel point je t'honore: Ma sœur te plut jadis, te plaira-t-elle encore?

CLORIMAND.

A ce divin objet que vous avez nommé,

Mes derniers feux sont morts, mon pren>ier rallumé.

Faisant cette beauté maîtresse de ma vie.

Je verrai mes plaisirs égaler mon envie.

Puisqu'enfîn tous nos maux se sont évanouis. Que l'amour nous promet des plaisirs inouïs. Retournons fin nos lits attendre la journée Qui doit serrer les nœuds de ce triple hyménée, Oîi tout sera permis à nos intentions.

Et qui consommera nos chastes passions.

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