SCÈNE III
LE ROI, TIMANDRE, ALCANDRE, LYSANOR.
LE ROI, embrassant Timandre.
C'est ta sœur, cher Timandre , agréable discours! Quel astre est plus heureux que celui de mes jours? Mais sois plus favorable à l'ardeur qui me presse, Amène dans ces lieux cette belle maîtresse. Je jure par le ciel que cet objet vainqueur Gouvernera mon sceptre aussi-bien que mon cœur»
TIMAWDRE.
Sire, nous chérirons d'une amour éternelle,
La chaste intention que vous avez pour elle;
Et ce point seul nous manque en un bonheur si doux,
Qu'elle a trop peu d'attraits pour un si digne époux.
LE ROI
Je sais mieux estimer cet objet adorable , A qui jamais le ciel n'en fit un comparable.
ALCANDRE , CL part.
Dieux ! comment puis-je ouïr ce fâcheux entretien. Où j'entends mon rival se promettre mon bien ?
LE ROI
Où brille maintenant cet astre de ma vie? Allons-y, cher Timandre, oblige mon envie; Mais non , va le premier lui présenter mes vœux , Et disposer son cœur à l'hymen que je veux.