ACTE IV, SCÈNE IL
Vois ces lieux destinés aux parjures amans; Quoi, n'es-tu point sensible à leurs gémissemens? Peux-tu bien sans douleur ouïr les voix plaintives, Et voir l'état affreux de ces âmes lascives? C'est trop, c'est trop s«uffrir ce spectacle d'horreur; Si j'ai failli, démons, en ma chaste fureur, Ne m'abandonnez pas aux coups de ces mégères ; Leurs bras sont trop pesans pour des fautes légères. Mais quel bonheur m'arrive au danger où je suis? Perside ici, ma reine! hé! cruelle, tu fuis!
( Il court après Perside qu'il s'imagine voir. ) CLÉONICE.
Ciel, qui vois dans l'ennui mon âme ensevelie, Guéris-moi de ce mal ou lui de sa folie ; Inspire ma raison pour l'ôter de ce point : Mais, las! que j'en ai peu d'aimer qui n'en a point.