LA REINE, UN CONSEILLER, FLORINÉE
Le sort pour m'apaiser alentit sa colère ,
Ce tyran désormais est las de me déplaire;
Mon esprit irrité doit être satisfait.
Et je dois recevoir les offres qu'on me fait.
S'il est vrai que ce prince ait des charmes si rares
Qu'il donne de l'amour aux cœurs les plus barbares,
Et que le roi son frère ait des traits moins puissans.
Je ne puis résister à ses vœux innocens.
Le roi même ayant joint à sa grâce infinie
Le sceptre glorieux de la Transilvanie.
Dieux! comme la colère abaissoit ma grandeur