‹ uvres de Jean RotrouChapitre 342 sur 422 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

Quand je m'offrois pour femme à son ambassadeur! Qu'il a su mal juger de cet honneur insigne, Et que le refusant il en parut indigne!

LE CONSEILLER

Madame , on suit l'instinct qu'on a reçu des cieux : Lui seul rend notre sort ou vil ou glorieux. Quand un mortel est né pour régir un empire, Son inclination vers cet objet aspire; Il viole souvent pour suivre ses desseins Et les humaines lois , et les droits les plus saints ; D'autres souhaitent peu ces grandeurs souveraines; Car ils ne sont pas nés pour en tenir les rênes, Ils ne sont point touchés de cette ambition, Un médiocre sort borne leur passion.

Mais ce grand prince arrive : agréable journée ! De toi dépend tout l'heur de notre destinée.

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