DU MAL DU SECOND ORDRE
L'alarme inspirée par les divers délits est sus-
1 \\ faut toutefois observer que le délit négalif n^iospire pas à beaucoup près le même degré (ralaime,et que, de plus, il est très-difficile à prouver.
* Le mal de la prohibition est très-sensible, et peut se trouver des plus graves. Un homme est -il Incapable de gagner son pain dans son pays natal , une défense de s*ex-
ceptible de bien des degrés depuis l'inquiétude jusqu'à la terreur.
Mais le plus ou moins d'alarme ne dépend-il pas de l'imagination , du tempérament , de l'âge , du sexe, de la position , de l'expérience ? Peut-on calculer d'avance des effets qui varient selon tant de causes? En un mot J'alarme a t-elie une marche assez régulière pour qu'on puisse en mesurer les degrés?
Quoique tout ce qui est soumis à l'imagination, cette faculté si mobile et si fantasque en apparence, ne puisse pas se réduire à une précision rigoureuse, cependant l'alarme générale produite par les divers délits suit des proportions assez constantes , qu'il est possible de déterminer. L'alarme est plus ou moins grande, selon les circonstances que nous allons énumérer '.
1« La grandeur du mal du premier ordre.
â^" La bonne ou la mauvaise foi du délinquant dans le fait en question.
3<* La position qui lui a fourni l'occasion de commettre le délit.
4<» Le motif qui Ta fait agir.
5» Le plus ou le moins de facilité d'empêcher tel ou tel délit.
6"" Le plus ou le moins de facilité de le cacher, et de se soustraire à la peine.
7° Le caractère que le délinquant a montré par le délit. La récidive se rapporte à ce chef.
S"" La condition de l'individu lésé , en vertu de laquelle ceux d*une condition pareille peuvent ou ne peuvent pas ressentir l'impression de la crainte.
C'est dans l'examen de ces circonstances qu'où trouve la solution des problèmes les plus intéressants de la jurisprudence pénale.