CHAPITRE X
CLAXDESTIÎOTÉ DO DÉLINQUANT PLUS OU MOINS FACILE. CUICONSTANCE QUI INFLUE SUR l'aLARHE.
L*a1arme est plus grande lorsque , par la nature on les circonstances du délit, il est plus difficile de le découvrir ou d'en reconnaître Tauteur. Si le délinquant demeure inconnu , le succès du crime est un encouragement pour lui et pour d'autres : on ne voit point de limites à des délits qui restent dans l'impunité, et la partie lésée perd l'espérance d'un dédommagement.
Il est des délits qui admettent des précautions particulières adaptées à la clandestinité , telles que le déguisement de la personne, le choix de la nuit pour l'époque de l'action , des lettres anonymes menaçantes pour extorquer des concessions indues.
II est aussi des délits séparés auxquels on a recours pour lendre plus difficile la découverte des autres. On emprisonne, on soustrait une personne, on la fiait périr pour se délivrer du danger de son témoignage.
Bans le cas où, par la nature même du délit, fatiteur est nécessairement connu , l'alarme est considërablement diminuée.— Ainsi des injures personnelles, résultat de quelque transport momentané de passion , excité par la présence d'un adversaire , inspireront moins d'alarme qu'un larcin qui affecte la clandestinité , quoique le mal du premier ordre soit plus grand, ou puisse l'être dans le premier cas.