FAIRE EN SORTE QU'UN DÉSIR DONNÉ SE SATISFASSE SANS PRÉJUDICE
les réunit, la rivalité et le bc-^oia his dîviâeiiL La persoone, aussi bien que le nom iTiine fenmic publique, est un abjet da haine tt ik dèilmn pour m$ semblables. C'est peut-être le snil r lal ouverlrment méprisé par les personnes qui te professent inihUquement. L'amour- propre, par l'rn cou séquence la plus saillante , cherche à s'étourdir sur sa propre infortune: on parait oublier ce qu'on est, ou faire une exception pour soi-même en t^^itant sévèrement ses compagnes.
Les filles entretenues partagent de bien près l'infamie attachée à l'état des filles publiques. La raison en est simple: elles ne sont pas encpre dans cette classe , mais elles paraissent toujours à la veille d'y tomber. Cependant plus la même personne a vécu arec le même homme, plus elle s'éloigne de l'état dégradé , plus elle approche de la condition des femmes honnêtes. Plus la liaison a de durée , plus il parait difficile de la rompre , plus elle présente l'espérance de la perpétuité*.
Que résulte-t-il de ces observatjons? C'est que le remède, autant qu'il peut exister de remède, est dans Le mal même. Plus cet état sera l'objet naturel du mépris ,, moins il est nécessaire d'y ajouter la flétrissure des lois. Il emporte avec lui sa peine naturelle : pekie qui est déjà trop grave quand on considère tout ce qui devrait disposer à la commisération en faveur de cette classe infortunée , viclime de Piuégalîté sociale, et toujours si près du désespoir. Combien peu gde ces femmes ont embrassé cet état par choix et ave& connaissance de cause! Combien peu y persévéreraient si elles pouvaient le quitter, si elles pouvaient sortir de ce cercle dignominie et de malheur , si elles n'étaient re poussées de toutes les carrières qu'elles pourraient teivter de s'ouvrir! Combien y ont été précipitées par une erreur d'un moment, par l'inexpérience de l'âge, par la corruption de leurs parents, par le crime d'un séducteur, par une sévérité inexorable pour une première faute, presque toutes par l'abandon et par la misère ! Si l'opinion est injuste ettyrannique, le législateur doit-il exaspérer cette injustice , doit-il servir d'instrument à cette tyrannie?
D'ailleurs, quel est l'effet de ces lois? C'est d'augmenter la corruption dont elles accusent cette malheureuse classe de femmes : c'est de les précipiter dans la crapule et Fexces des liqueurs fortes, pour y trouver l'oubli momentané de leurs içaux : c'est de les rendre insensibles au frein de la honte, en épuisant sur !(; malheur l'opprobre qu'on aurait dû réserver tiu;|t vrais crimes. C'est , enfin , d'empêcher les précautions qui pourraient adoucir les inconvénients de ce désordre s'il était toléi-é. Tous CCS maux que Its lois prodiguent sans ménagement
sonj un prix fou qu'elles payent pour obtenir un bien imaginaire , qu'elles n'obtiennent pas et n'jobtiendront jamais.
L'impératricareinedeHongrieentreprit d'extirper ce mal, et y travailla avec une persévérance louable dans ses principes , et digne d'une meilleure cause. Que s'ensuivit il? La corruption sarépandit dans la vie publique et privée : le lit conjugal fut violé ; le siège de la justice fut corrompu. L'adultèijyjçq""' tout ce que perdait le libertinage. Les BM^trals firent un trafic de leur connivence. La fraude, -la prévarication , l'oppression , l'extorsion , se répandirent dans le pays, et le mal qu'on ïottlait abolir, réLluit li se cacher, n'en dv\h\i ^\uç j»lus Uangcrcu%,
VAtei les Grecs , celle profession était tolérée » (|iirl'jiii fois nitoe tueout\Tgée: mais on ne souifroil pis <|ik' hs parents eiix-mùnies flsseul un trafic dej Ihon ru nr de leurs filles* — i.htz les Romains , la loH M: laisall ^ur ce ilé&oidre, dans ce qu'on appelle los plïks beaux lenips de leur république. Le mot de ' Cîiion â uu jeuue homme qu'il rencontra au sortir j d'uu uiii rivais lieu en est la preuve. CùUon n'ëiail |ias homme à eiicoiirager la violidion des \oh,
Dcins la méinqnïUMlu mond« chrétien, celht voraliou efîl librement exei trée ^ Cefutlà sans doute lîtve ^ (h'S rnhojï^ de rexees^ive rigueur des p rôles tanb.
A Vt'uiseï la profe^siun de cou ri Isa ne êlail publîquement autorisée sous la république.
}ïâns h oapitidi!! de la Hollafiiii; . le^ ui disons de celle naldre reçoivent une liceoee du uiagjsïral^
Rétifide la Bretonnqpublia un ouvrage ingénieux, intitulé ieh^ornographe^ où il pro^sait au gouvernement de faire une mstitution , soumise à des règles, pour la réc^ion et la conduite des femmes publiques. '^'^
La tolérance de ce mal est utile , à x[uelques égards, dans les grandes villes. La prehibïfl^ n'eit bonne à rien : elle a même des inconvénients Darticuliers. «
L'hôpital établi à Londres pour les filles repentantes est mie'trèsbonne^institdtion :. mais ceux qui regardent la prostitution* avec un rigorisme absolu , ne sont pas conséquents avec eux-mêmes quand ils approuvent cette fondation chartlablev Si c'est réformer les unes, ^st encourager les aiîtves. L'b6pital de Chelsea n'^Hpas un encourajeené^ ]K)ur les soldats , celui d^reenwich pour lés matelots?
11 faudrait ij|stituer dés annuités qui cotinneacemient'â un ^rtdin ^6: ces annuités serat^t adaptées à ce triste ét^t , où le temps de la moisson
< Cela n*est plus vrai aujourd'hui. \\ re»te à savoir si cetl€ sévérité touroera au profit Ses in«ur».