SE SATISFASSE SA^JS PRÉJUDICE
nécessaire fait diversion aux désirs de Tamour et en relarde^e développement. Une nourriture plus frugale, un genre de vie plus simple, maintiennent pluft longtemps le calme dans le& sens et Tiniagi- Datîiil. D'ailleurs , le pauvre ne peut guère acheter lesfisf^urs de Tau Ire sexe que par le sacrifice de sa liberté.
lodépendamtnent de la jeunesse, qui n'est pas eocMiÊ nubile s<^s le rapport moral, combien i ir]imiim*s ?;e ti'uuvenl dans VinijMiiss;i[ii r ik- se chrjïtT dr Tenlrelren et des ^oim d'une tannlle! — B'uitf j^îirt , domi'sUi]iies , soldats . nuiu li>ls , vivant ^ àsm un (Hat de dt'jit'ndanct* , et !st>ijvt.'ju n'ay-Krl pas ^» Je dtimiurcf fixe; JVuilre purl , l]unnnt,s d*nn rang y y\hh tkxé t|iit ÊitttfuleiU 11 nu loi liini' un nii t Lablisscmcut; voila y ne classe l>ieïi r»nml*rt'use, privée du min%i\>ii et réduite à un célibat forc^.
Le premier moyen qui se prcsentt' pour ltni(>érer
ce ûïaI MTtiii fie If^iiinier des ronlrîtl^ ])onr un
iemp% limit<% €e moyen a d»* grancïs rneouviâniruis :
loiittlnis iiM'(jnirti!ï|ti*i(j€exîïît(;|arlf!friîl *l;nis tontes
1 îtïs ^(irii 1rs «»n il y a une graniU? drsipro|MHtlon dans
m ir» tortuut^, Eti tWendniU ces arrangcmrnlïi, on
^ mhh timji^Hic pa.s , mats on les rend ci iiiiineks ; on
k% avilit» Vaux qui Oi^ent les amiier proclanuiU le
mé|iri5.di*s lob cl de? mœurs: cr^nx qnîlrs cru- lient
itoute\jKKs(> iî sonlTrir uiippf.jut d'opinïoii , à jiro-
kprlion de Ifur sflmilïilit*; morak^ l^nriH Li iiuyvn i iiniunjri'' Av pensffjnd^f di' v^rtu eilassociée avec ce contrat quand H est d^une durée i^jfffiote, et ridée de vice quand il est limité pour le lemfis. Les législateurs ont suivi cette i^pinion : défense de fwe un tel outrât pour un in , permis , de le faire pour toute laTie. La même action , criminelle dans le premier cas , sera innocente dans l'autre. Que dire de cette difrerenea? La durée de rengagement peut-elle changer du blanc au noir Pacte ||ffen «st Teffet ?
Maïs si le mariage à temps est innocent en lufmême, il ne s'ensuit pas qu'il fût aussi honorable pour la ftynme qui le contracterait : elle n'obtiendrajt jamaU le même riipect que Tépouse à vie. La première idée qui se«présente4son égard est celle-ci : • Si cette femme avait valu ce que valent les autres , « e^ aurait su abtenir les conditions que les autres « obtiennent, n Cet arrangement précaire est un signe f[*infériorité, soit dfm la condition , soit dans le mérite. '
Quel serait donc le bien résultant de Tautorisation de «eatte ^espèce de contrat? Ce serait de ne pas é);poserla loi qui les défend à être souvent enfreinte et méprisée. Ce serait encore de garantir la femme qui se prête à cet arrangement d'une humiliation qui , après Tavoir déjKradée à ses propres yeux , la conduit prc^m^ ^|n|ours au dernier degré du
désordre. Ce serait enfin de constater la naissance des enfjnts, et de leur assurer les soins paternels.
£n Allemagne , les mariages connus sous le nom de mariages de la main gauche étaient généralement établis. L'objet était de concilier le bonheur 4pmeslique avec l'orgueil de famille. La femme acquérait ainsi quelques-uns des privilèges d'épouse; mais elle ni ses enfants n'obtenaient le nom et le rang de l'époiy^. Dans le code Frédéric, ils furent défendus. Cependant le roi se réserva de donner des dispenses particulières.
Lorsque je propose une idée aussi contraire aux sentiments reçus, je dois faire observer que je ne la propose pas comme un bien , mais comme l'adoucissement d'un mal qui existe. Là où les mœurs sont assez simples , où les fortunes sont assez égales pour n'avoir pas besoin de cet expédient , il serait absurde de l'introduire. Ce n'est pas un régime, c'est urt remède.
C*est avec la même" apologie que je vais parler d'un désordre plus grave, d'un mal qui existe particulièrement dans les grandes villes , et qui nelt aussi de rinégafilé des fortunes et du concours de toutes les causes qui multiplient les célibatafi*es. Ce mal est la pro|tHution.
Il est des pays où les lois la tolèrent. Il en est d'autres , comme l'Angleterre , où elle est sévèrement défendue. Mais, quoique défendue, elle est aussi commune et aussi publiquement e;i(orcée qu'on peut Timaginer, parce que le gouvernement n'ose pas sévir, et qu^ le publie n'approuverait pas ce déploiement d'autorité.— La prostitution, défendue comme elle Test, n'est pas moins répandue que s'il n'y avait pas de loi ; mais elle est beaucoup plus malfaisante.
L'infamie de la prostitution n'est pas uniquement l'ouvrage des lois. Il y aurait toujours un degré de honte attaché à cet état, lors même que la sanction politique resterait neutre. La condition des courtisanes est une condition de dépendance et de servitude , leurs ressources sont précaires , on les voit toujours à c6lé de l'indigence et de la faim. Leur nom même s'associe à celui des maux qui flétrissent le plus l'imagination. On les considère avec injustice comme les causes mêmes des désordres dont elles^sont les victimes. Il n'isl pas besoin de dire quels sentiments elles peuvent attendre des femmes honnêtes* I%s plus vertueuses peuvent les plaindre; toutes s'accorderont à les mépriser. Per- ^ sonne ne cherche à les défendre ni à les soutenir. Il est donc naturel qu'elles soigit écrasées par le poidsr. de l'opinion. Elles-mêmes n'ont jamais su former une société qui pût contre-balancer ce mépris public. Quand ^lles le voudraient, elles ne le pourraient pas. Si l'intérêt d'une défense commune