Délits de loute eipèce
' Quand un homme fait un pari du c6té affirmatif sur un événement futur, il a un intérêt , proportionné à la valeur du pari , à l'accomplissement de l'événement. Si l'événement est du nombre de ceux qui sont prohibés par la loi, il a un intérêt à com^ mettre le délit. Il est même stimulé par une double force, l'une qui tient de la nature de la récompense,
1 Dans Ici Aventures d'une fjuinée , il le fait un pari , efltre la foBime d*un ecclésiastique el Ui femme d^un mi-
l'autre qui tient de la nature de la peine : la récompense, ce qu'il doit recevoir en cas que l'événement ait lieu; U peine, ce quil d(»it payer dans le cas contraire. C'est comme s'il était suborné par la promesse d'une somme d'argent d'une part, et qu'il eût fait un engagement sous une peine formelle de l'autre *.
Si donc tous les paris étaient reconnus valides sans restriction , la vénalité de toute espèce recevrait la sanction des lois , et la liberté serait donnée à tout le monde d'enrôler des complices pour toutes sortes de délits. -— D*un autre c6té , si tous les pans étaient annulés sans restriction, les assurances , si avantageuses a« commerce , si secourables contre -mie multitude de calamités , ne pourraient plus avoir lieu : car les assurances ne soni qu'une espèce de pari.
Le milieu convenable semble être ceci. Dans tous les cas où le pari peut devenir l'instrument du mal sans répondre à aucun objet d'utilité , prohibez-le absolument. Dans les cas où , comme dans Tassurance , il peut être un moyen de secours , admettez-le, mais en laissant au juge à faire les exceptions nécessah*es quand IT trouvera qu'on en a fait le voile de la subornation.