‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 205 sur 547 · Délits réfleclifs ou conlre soi-môme · texte numérisé non relu

Délits réfleclifs ou conlre soi-môme

Quand on confère à un homme une place lucrative dont la durée dépend de sa soumission à certaines règles de conduite , si ces règles de conduite sont tettes qu'elles lui soient nuisibles à lui-même, •ans produire aucun bieu pour personne, la création d'une institution de celte nature a l'effet d'une loi di^étrakment opposée au principe de ratilité; d'une loi qui serait faite pour augmenter la somme des peines et diminuer celle des plaisirs.

Telle est l'institution des monastères d^s les pays catholiques : tels -«ont encore ces restes de l'esprit monacal daasles universités anglaises.

Vais , dit-on , puisque personae ne s'engage dans cet étafcque^par son propre consentement, le mal que l'on y voit n'est qu'un mal imaginaire. — Celte réponse serait bonne si l'obligation pouvait cesser aussitôt que le consentement cesse ; le malheur esf que k consentement est l'acte d'dh moment, et que Tobligalion est perpétuelle. Il y a un autre cas , à la vérité , où un consentement passager est admis pour garantir une coercition durable. Cesi celui des enrôlements militaires. Mais l'utilité de la chose, ou pour mieux dire sa nécessité ^ lui a«rt de jualiiication. L'État ne peut pas subsister aans l'armée,

ni|tre d'État , que rectlésia^tique ii^aiira pat ud évéché. On peut Imaginer qui des deux Sfagne le pari.

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