FIXER L HEURE DES SÉAI^GES
auquel oo de?rart recourir dans celte vue ; car la suspension des affaires est-elle autre chose qu'une peine infligée aux commettants , quand les mandataires sont en faute?
11 paraît d*abord bien singulier qu'on transfère ainsi le pouvoir de toute l'assemblée à une si petite portion. C'est qu'abstraction faite d'un plan de surprise , il n'y a pas plus à craindre d'une fraction de rassemblée que du nombre total. Abstraction faite des différences individuelles de talent, tel est le tout , telle est chaque partie. Si le tout n'a pas la volonté de prévariquer, il n'y a pas de raison d'attribuer cette volonté à aucune des portions du tout. D'ailleurs la responsabilité , par rapport au public, est toujours la même.
On pourrait craindre qu'entre des partis formés , celui qui se trouverait un jour en force supérieure D'en abusât pour produire quelque décret contraire au vœu de la majorité. Mais ce danger ne va pas loin ; car la majorité , dès le lendemain , casserait le décret de la veille , et la victoire usurpée par le parti le plus faible se changerait en une défaite honteuse.
L'avantage général , en cas d'absence , est tout entier du côté de la puissance executive. C'est elle qui est toujours en activité; c'est elle qui a des moyens tout particuliers d'influence pour assurer l'assiduité de ses partisans.