‹ Œuvres de Jérémie Bentham (volume 2)Chapitre 482 sur 547 · SOPHISMES DES FAUX EXPOSÉS · texte numérisé non relu

SOPHISMES DES FAUX EXPOSÉS

Quand on se sent pressé par la force des faits ou des raisonnements, au point de sentir qu'une réponse directe est impossible, le prenSer artifice qui se présente^ est de falsifier les faits ou de dénaturer les arguments, d'éluder les objections ou d'en substituer une à laquelle on peut répondre, d'attribuer à tout un parti l'opinion d'un seul de ses membres, et de s'arrêter à quelque point où l'antagoniste est vulnérable pour en faire l'essentiel de la question. Ce n'est pas, à proprement,parler , un sophisme à part, c'est un moyen sophistique général , et il n'en est aucun qui tende plus à^ter la confusion dans un débat <•

Ce sophisme rèffne particulièrement au barreau; c'est là où il se présente gaiement et effrontément comme l'auxiliaire de toutes les mauvaises causes. Éluder les faits, les cacher, les transposer, les falsifier, prouver longuement ce qui n'est pas nié, supposer comme admis ce qui est conte^é^ne pas comprendre ce qu'on a le mieux compris , ne passavoir ce qu'on sait le mieux^chopger l'état de la

n*ai fait ici que développer une note qui se trouvait dans U première édition.

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