SECTION II
CoDsîdéralions sur la Ténalilé dans les déparlemeots respectifs.
L'opinion publique n'est point favorable au système de vénalité. On le condamne surtout dans les trois grands départemecis de la justice , de la guerre el de l'Église. Il est possible qu'on ait été |irévenu contre ce système par le mauvais emploi que quelques gouvernements en ont fait ; mais , sans recourir à cette explication, le mot vëntàtié, mot consacré à une imputation obscure et odieuse , rend compte de l'antipathie générale.
1^ Celui qui a acheté le droit déjuger vendra la justice : voilà un argument banal. Ce prétendu argument n'est qu'une épigramme ^. De ce qu'un homme achetait un siège dans un parlement de France, il ne s'ensuivait en aucune façon qu'il nkt prêt à se vendre, ni qu'il pût le faire impunémeut. La plupart de ces parlements avaient une paffeite réputation d'intégrité. On pourrait citer, au contraire , tel piiys où , sans avoir acheté kor pface , les juges vendent la justice. La pureté ou ta corruption des tribunaux dépend de aiieonstances tout à fait étrangères à celle-là. Que les Uns sottBi claires , que les transactions des juges soient fMiiques , que la peine d*une injustice en surpasse évidemment le profit , et les juges seront intègres , quoiqu'ils aieOt acheté leur office.
Su 4PSleterre, H y a des places de greffiers que les chefs juges vendent , quelquefois ouvertement, quelquefois avec mystère. Les greffiers gagnent sur ka plaideurs tout ce qu*iis peuvent gagner : mais gagneraieutrfls mofhs s'ils n'avaient rien payé?
S* Dans rirmée , les Anglais ont adopté le système de la vénalité. Les commissions militaires se vendent, depuis l'enseigne jusqu'au lifutenant-
I Vendere jure potesl, emerat ille pritis.
colonel exclusivement , sauf aux acheteurs de re* vendre. Ici le bon mut qu'on fait tomber sur les jug«s ne s'applique pas ; la plainte commune est que le patrimoine du mérue est envahi par la richesse. Mais il faut considérer que, dans cette carrière respectable , le mérite , c'est-à-dire ce mé*
, n'a pas
es grands
anifestent
m officier
: l'avancer
thesse en-
de l'autre
éplusdif-
t disposer
de cette
5 du gq||-
ssède est
autant de conquis sur le pouvoir ministériel. C'est
une corruption , si* l'on veut , mais qui sert de
contre-poison à une autre corruption que l'on
craint davantage.
3» Mais c'est la vente des emploie ecclésiastiques qui a excité les plus fortçii réclamations. On en a fj , et de là une espèce de
d ; nom de itimonie. Simon
é jfjoien de son métier , qui
p i\è& que le diacre Philippe,
d Jérusalem, fut arrivé à
H gardant les apôtres comme
d i ou plus habiles, crut
p e et de Jean, comme un
s< conférer le Saint-Esprit*
I nais, sur la forte r^i-
n ;e magicien , aussi souple
qu'Atrigaot y demanda pardon; et c'est là que finit son histoire. Il n'est pas dit qu'il fut puni *. L^Église catholique, fondée sur ce récit, a converti en péché la simonie, c'est-à-dire l'acte d'un homme qui achète ou qui vend un bénéfice à prix d'argent; et ce péché, les lois l'ont converti en délit. L'Eglise catholique, étant infaillible en pays catholique , a pu dire que cet acte était un péché.
et je vois 'action de siastlque, l'objet de indignea, sis qu'eii- Ur vérifier la liberté rs mœurs, constatée.
« Actes des Ap&êrei, chap. viii.