DE LÀ FERME ET DE LÀ RÉGIE
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tout autf« Dakire, et ils sont plausibles. Une certaine propriété est un garant dtndépendance ; et à quel élat Tindépendance convient-efle mieux qu'à 6elul d*un député appelé à défendre les intérêts du peuple contre les ministres du pouvoir suprême, arnés de tant de moyens de séduction ? Voilà ce qu'on altègue, et ce qu'on ne cesse de répéter avec antant de confiance que si on n'avait pas continuelleraeAt sous les yeux l'influence des places et des pensions sur des hommes d'une fortune bien supérieure aux qualifications requises.
Une telle loi est faite pour être éludée : aussi Test -elle en efFet ; et l'on observe que, parmi les hommes qui ont joué le plus grand rôle en parlemeat, plusieurs n'ont pu y entrer que par une évasion de cette loi : non qu'il n'y eût des moyens parfoitement sûrs pour la faire exécuter ; mais heureusement, en cette occasion, comme en tant d'autres, le même voile qui dérobe à des regards superflciels les inconvénients éloignés des mauvaises lois, leur cache aussi les mesures nécessaires pour les rendre effectives.
Il y a quelques années qu'un député, dont les bonnes intentions n'étaient pas douteuses, proposa de rehausser les qualifications pour les bourgs , de trots cents livres sterling à six cents. La motion , après avoir fait un progrès considérable, tomba tout d*un coup. Je ne sais si ce fut par la conviction de son peu d'utilité, ou par un de ces accidents qui, dans cette carrière scabreuse, menacent également les projets les plus salutaires comme les plus nuisibles.
Il ne s'agit pas en ceci d'aristocratie ou de démo* cratie. Que la loi des qualifications existe ou n'existe pas, les choses n'iront guère autrement qu'elles ne vont. Mais n'étant bonne à rien , elle présente une idée d'exclusion mal fondée ; et peut-être a-t-elle empêché de songer à d'autres précautions plus sages pour s*assurer une bonne représentation.