CHAPITRE PREMyER
NOTIONS PRÉLUilN AIRES.
Je ne veux pas arrêter les lecteurs par un aji reil de définitions : je me borne à quelques no préliminaires.
Sous le nom général de richesse ^ on compread tout objet qui , pouvant être désiré par les homn^, est susceptible d'entrer dans le cercle de lenr possession, et qui est naturellement propre à leur usage , ou peut le devenir.
La richesse d'une communauté est le lotal des portions de la matière de la richesse appartenant aux divers individus dont cette communauté est composée.
Toute richiBse est le produit spontané de It terre, ^u le résultat du travail humain efriployé, soit immédiatement sur la terre , soit sur les nàji^' riaux qui en proviennent.
L'ulsage de la richesse se rapporte à quatre objets : l» subsistance ; 2*> iouissance ; 5» sûreté ou défense; 4» accroissement.
Comme ia matière de la richesse ne peut être employée è' aucun de ses usages sans consomma» tion , le fonds existant à une époque donnée irait toujours en diminuant , si on ne travaillait continuellement à l'augmenter. •
La richesse, considérée comme arrivant I des périodes successif^ , est appelée rente ou revenu^
EMPLOI fJE PUIS AVANTAGEUX MS CAPITAUX.
GAe qui est employée à l'obfet de raccroissemente$t ordinairement appelée capikiL
Un homme qui s'emploie d'une manière quelconque â raceroissement de la richesse doit avoir, 1« des matériaux sur lesquels i! travaille ; ^ des instruments pour travailler; Z"" une place pour son travail ; 4<» le nécessaire pour sa subsistance. To«s ces objets sont coq^pris sous la dénomination de capiU^.
Ihjps l'ordre historique, le travail précède (es capitaux ^. De la terre et des bras, voilà l'origine de tout. Mais dans l'ordre actuel, il y a toujours quelque capital déjà produit, qui concourt avec la terre et les bras à la production des valeurs nouvelles. Oo*un article de production territoriale ou industrielle, au lieu d'être consommé ou gardé pour l'usage de celui qui l'a fait ou fait faire , soit offert en échange , il devient alors un objet de com* merce , une marchandise.
l«a richesse générale s*augmente :
1« Par l'augmentation du nombre d*hommes en tant que travailleurs ;
S* Par l'augmentation de la masse des tapitaux;
30 Par l'emploi le plus avantageux des capitaux ; 4* Par l'augmentation de l'efficacité du travail ; )&• Par r^ntage du commerce.
Dans toutes les sociétés un peu avancées , il s'est fermé une classe d'hommes qui achètent du faiseur pour revendre au consomofateur.
Tout l'ensemble des opérations de fabrication et de vente peut être rendu par le lerme général d'm* diisirie et de commerce.
Les actes spontanés des individus dans la carrière de l'industrie et du commerce dépendent de trois conditions : VincUnation^ la connaissance y » \t pouvoir.
Vinclinatùm pour augmenter la richessa j^ar le travail et l'épargne peut être en défaut dans quelques individus, mais elle prédomine dans l'espèce hitmaine, et ne demande d'autre encouragement que la sûrel^Jégale pour les fruits de l'iuduslrfe. La connaissance est un résultat de rinclinatton
immes à étudier, s de conserver et luwir, celui qui en proportion de là.
^gouvernement n'a ugmenteç le désir
?c, il peut contrint par les moyei\a
* Le capital est raccumulalion d*uD travail antérieur.
généraux d'instruction , mais encore par des informations piodtives sur tels ou tels faits, telles ou telles branches de commerce et d'industrie , telles ou telles découvertes récentes. Les publications périodiques instruisent tous les intéressés à la fois.
Par rapport au pouvoir, en tant qu'il consiste en capital pécuniair^ , le gouvernement ne peut pas le créer : tout ce qu'il donnerait à un individu serait ôté à un autre ; mais il y a une autre branche de pouvoir consistant en l^rté d'agir ; et celui-là , le gouvernement peut le donner sans frais ; il suffit d'abroger les lois gênantes, d'écarter dea obstacles , en un mot , de laisser faire.
Voilà les premières lignes d'un plan analytique qui a pour but de tracer un cercle autour du sujet.