TÉMOIGNAGE PAR LE MODE ÉPISTOLAIRE
qui peut se reucootrer dans le mode oral au préjudice du témoignage : je parle du cas où un afocat , Tojant un honnête témoin déposer d'une foçon contraire à ses vues , prend avec lui un ton arrogant , cherche à Tintimider, à le troubler, en lui imputant des contradictions, et parTient quelquefois à le rendre obscur et inintelligible.
Je dis un témoin honnête ; car on ne prend point naturellement cette marche avec celui qu'on soupçonne de ne Fêtre pas. On se garde bien de l'avertir. Pour donner à la fausseté le temps d'éclore et de se montrer, Tavocat habile n'exprime aucun soupçon : il le laisse aller et s'engager de plus en plus , jusqu'à ce qu'enfin il le surprenne dans quelque contradiction dont il ne peut pas sortir.
Mais loin d'être essentiel au mode oral , cet inconvénient n'en est qu'un abus , et cet abus ne peut avoir lieu qu'autant que le juge lui-même le tolère et s'en rend complice. Il n'e^t guère à craindre qu'on cherche à intimider les témoins dans le système du jury où ce mode d'agir serait plus nuisible qu'utile à une cause.