CONSÉQUENCES DE CE QUI PRÉCÈDE
mêmes pommes, auxquelles, en les prenant ensemble, j'applique le mot numérique quatre y si je les considère comme divisées en deux parcelles égales en nombre , je leur applique respectivement les mots numériques «^et/;r et deux .«ce n*est qu'une dénomination différente, également conforme à l'usage de la langue ; ce n'est pas l'énoncé d'un fait.
Mais si c'était l'énoncé d'un fait, et d'un fait amenable dans une controverse judiciaire , il n'y a pas de raison d'affirmer que tous les hommes fussent d'accord à le regarder comme certain.
La volonté y dit Pascal , est un des principaux organes de ht croyance. Mettez enjeu l'espérance et la crainte , donnez aux hommes un Intérêt réel ou imaginaire à croire ou à ne pas croire , et il n'y a aucune proposition , si contraire qu^elle paraisse à la raison commune , qui ne puisse être soutenue ; Je ne dis pas seulement soutenue par un témoignage ex^j^ur, mais avec une persuasion aussi sincère quVkit possible de la donner à ce que l'on ne l^nprend pas.
Par rapport à la proposition en question , é^x et deux sont quatre y il n'y point eu d'intérêt mis en œuvre pour porter les hommes. à la nier, pour produire dans le langage de la versatilité et de la contradiction % mais dans l'exemple le plus proche de celui-là on trouverait une preuve frappante du contraire. J'écarte cette considération parce qu'elle me conduirait à nn sujet dont je ne dois pas m'occuper. Il me suffit d'avoir cité cet exemple pour prouver qu'il n'y a point de fait réel ou nominal qui soit absolument à l'abri de toute controverse : proposftion qui est de la plus grande importance pratique.
CH