‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 29 sur 668 · VII. ^ Adveebb · texte numérisé non relu

VII. ^ Adveebb

I* Emplois à remarquer de certains adverbes.

Voyez, au Lexique j Assez, Enfin, Ou, Peu, Tout, Teop, Y, etc.; et ci-dessus, p. ui, 6* Comparatifs^ et p. un, 7' Sttperlatift,

a^ Emploi, construction des négations :

Voyez Ne, Ni, Non, Pas, Point.

Pour remploi, on peut ajouter les exemples suivants :

(La comtesse de Carlille) ne douta point que la Reine ne les lui eût donnés (à Bottquinc|uan, les ferrets). (II, ta.)

L'aigreur.... fnt si grande qu'elle ne laissa pas lieu au Cardinal de douter qu'elle ne fût retable. (II, 117.)

J'empêchai.... qu'oniie punît la lachetë des troupes.... et qu'on ne les m tirer au billet. (II, 127.)

U t'en fiittt bien que ceux qui s'attrapent à nos finesses ne nous paroi*- Mut aussi ridicules que nous nous le paroissons à nous-mêmes, quand les fineues des autres nous ont attrapés. (I, i84.)

Lxxviit LEXIQUE DB LA ROCHEFOUCAULD.

Il s>n faut bien que nous ne connoUtionf toutes nos Tolontëi. (I, i5i.) Il s^en faut bien que Tinnocenoe ne trouTe autant de protection qae le crime. (I, 301.)

Esemplet de {il) s*en/aui «ans ne :

Il s'en faut bien que nous connoissions tout ce que nos passions nous font faire. (I, 200.)

Tant s'en faut que ma rengeance tombe dans cette espèce-là, que je me suis armé, etc. (II, 468.)

Dans le passage saÎTant il 7 a jm par une sorte de sjllepse ; imjpretsitm éqnivant k ersinte :

.... L'impression qu'il (M. de Longuerille] aToit qu'elle (sa femme) n'eût trop de part à cette guerre. (II, 353.)

A la suite de ces exemples, ajoutés au Lexique alphabétique, de que.,,, ne mrecU subjonctif, nous ne répéterons^ des passages cites ii Tarticle Mb (p. 270), que eeloi-ct, particulièrement remarquable, où ce tour suit ignorer :

Personne n'ignore qu'elle (Mme de Clieyreuse) n'ait été la première cause des malheurs que, etc. (II, 5.)

Bien que toutes mes affaires fussent à Paris, il ne me fut pas même permis d'y aller qu'à la charge que je ne parlerois point de celle-là. (U, 46a.)

Si ce n'est à la charge.

Je ne puis /mm dire si ce fut son habileté qui, etc. (II, i5i.)

Il m'arriya d'aller à Beaumont..., où la ruine du Cardinal ne pouToit pas manquer d'être résolue. (Il, 44^0

La précipitation ni la vanité de mes espérances n'attirèrent point les refus. (U, 449-)

.... Un goût de leur amour-propre, dont on ne doit non plus disputer que du goût de la langue. (I, 5o; comparez III, i56.)

Comparez câ-^près, p. lxxxx, le la* exemple de V Omission de ne t^ris les eompo' ratifs.

Le monde, ne connoissant pas le réritable mérite, n'a garde de le touloir récompenser; aussi n'élèVe-t-il pas à ses grandeurs et à ses dignités que des personnes qui ont de belles qualités. (I, 98, rariante du manuscrit.)

Dès la f* édition, Tautenr a supprimé eette tournure, asaex fréqagnte aujourd'hui, quoique peu correcte, où im a le double emploi de compléter la aégatiott/Ar et d'exprimer, avec que^ l*idée de seulement,

(Montrésor) s'étoit fait un honneur à sa mode, non-seulement de ne point saluer l'abbé de la Rivière, mais d'exiger de ses amis que pas un d'eux ne le saluât. (II, 9a.)

*M. de la Rochefoucauld n'y étoit nommé en /><w un endroit. (III, 99.)

pour la construction de certains tours négatifs, Toyex de plus ci-après, XVI, 5% p. C^n.

Omission de ne après les comparatifs :

Je n'en suis pas plus informé de nouvelles quefétou auparavant, (m, f 5.) Cette liaison ne fut pas plus heureuse pour moi qu^eile Vamt été pour

tous ceux qui en avoietit eu avec elle (avec Mme de Chevreuse). (II, 37.) Je ne trouvai.... guère plus de reconnoissance de son c6té (du côté

de Mme de Chevreuse).... que •"'en penois de trouver dans la Reine. (Il,

Monsieur le Prince n'auroit peut-être pas plus de reconnoissance pour ce que M. de Turenne et lui pourroient faire à l'avenir, qn^il en aooii témoigné de ce qu'ils avoient fait par le passé. (II, 3o3.)

Pour moi, je suis content qu'on ne me croie ni plus heaxiqueje me fois.

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxix

ni fie meilleure humeur eue je mé dépeins^ ni plus spirituel et plus mi«onnable fiwy« dirai que je le Buii. (I, 7.)

Mon reifentiment ne fut pai moins secret qu^U fui légitime. (II, 449*)

U n*/ a pas moins de différence entre elles (entre la parfaite râleur et la poltronnerie complète) qu^il y en a entre les risages et les humeurs. (I, Il S, Tariante de i665.)

.... Une action <pii n^étoit pas moins nécessaire qu'elle paroissoit hardie. (II, 199.)

(Maaartn) ne s*offensa pas moins de roir que je faîsois encore Tarhitre, fm*U »ùii témoigné naguère de m*en saToir gré. (II, 44^ •)

Le comte d'Harcourt ne se serrit-pas mieux de cet arantage qu^il avoit fait de ceux quUl pouYoit avoir à Tonné--Charente et à, etc. (II, 339.)

Ce n'est pas tant la fertilité de Tesprit oui nous fait trouver plusieurs eipédients sur une même aflaire, que é*tst le défaut de lumière qui nous frit arrêter à tout ce qui se présente à notre imagination. (I, i49«)

L*amour prête son nom à un nombre infini de commerces qu'on lui attribue, et où il n*a non plus de part que le Doge «n a à ce qui se fait à Venise. (IH, 160.)

Toyn 1, 63, et note 6 : en a^ Tariante da manascrit, conaervio dans le texte de lfl65, a été omis dans les éditions aiiiTantes.

Quelque éloignés que nous paroissions des passions que nous n^arons pas encore ressenties, il faut croire toutefois qu'on n y est pas moins exposé que F on est à tomber malade quand on se porte bien. (1, 106.)

C*ett ans Turiante da manuaerit ; Pon est a disparu de la rédaction défiaitÎTe et I«fi5.

Jitires omissions de ne :

n est vrai que le gouvernement de Xaintonge et d'Angoumois lui servit (à Mazarin) encore de leurre pour nous abuser, et que, nous obligeant is rien^ il le fit offrir à mon père. (II, iSi.)

Toyex, an Le^ctqme, p. 38 1, on autre exemple, cité après celai-cî à la fia de Tarticle ■ma.

*Je persiste.... k croire qu*il (Mazarin) s*en ira point ne sachant par où penser ^ son retour. (III, 6t, de la main de Gourville.)

C*at-k-dire « ne s'en ira point aani savoir ». C'eut sans donta 1« ne après jwia< <pii a fait omettre Tantre ne néceiMire devant • s^en ira ».

Emplois, an reste fort eomcts, d'avonf que sans ne :

Si j'apprends quelque chose aujourd'hui... , je l'ajouterai à ma lettre «Ma/ qu*elie pafle. (III, 174.)

Je me suis armé poiu* la justice, avant que la justice songeât.... à s'armer pour mot..., €t.... il a fallu que le Cardinal ait été déclaré ennemi de rÉtat, apont que je me sois déclaré le sien. (II, 468.)

lÂtotes ou aiténuaiions^ dans la forme^ par le tottr négatif •*

(La Reine) ne s'offensoit pas d'être aimée, fil, 4.)

D'autres attachements ne lui étaient pas (à la Reine) désagréables, (II, 3.^

(Le Cardinal) n*eut pas de peine à persuader au Roi qu'elle (la Reinei et Mme de Cbevreuse n'avaient pas ignoré le dessein de Chalais. (II, 6 et 7.)

n j a trois cents ans que les Rois n*ont point dédaigné de nous traiter de parents. (III, 33.)

Pour avoir ce que nous avons souhaité, nous ne laissons pas de souhaiter encore. (I, 3o3; vojez I, 7, /. a; 3o$, /. i3 et 14.)

Lxxx LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

VIIL — Ps^OSITION.

Quelques emplois à remarquer de prépositions.

Voyez, au Lexique^ À', Dahs, Db, En, Pak, Poim, Sahb, Sub, etc.; et ci-dessus, p. lxx, Infinitif régi par des prépositions ; ci-après, p. XGi et xcii, Ellipse, 5® :

Parmi les puMgM cités dans les ardeles du Lexique auxquels noua reiiToyons, neai ne choisissons» pour les répéter ici, qu'on petit nombre des exemples qui mainteaiat peuTent paraître plus ou moins insolites :

J'entends assez ce langage-là.... pour ne changer paa un honune qui, etc., à une reine qui, etc. (II, 466.) C'est-à-dire « en une reine ».

Un esprit de détail s^applique avec de Tordre et de la règle à touta les particularités des sujets qu'on loi présente : cette application le renferme d'ordinaire à de petites choses. (I, Ssg.)

Le prince de Marcillac... tourna à un officier, et le tua. (H, 869.) (Richelieu^ roulut.... m'attacher dan$ ses intérêts. (II, 41O .... Un ministre qui consldéroit Fintérét de l'État dans la conserration d*un prince qui lui étoit si nécessaire. (II, 1 56.) Dans ma prison (durant le temps de ma prison). (Œ, 17.) On est toujours plus disposé de sacrifier tout le repos de ce qu'on aime, que de perdre la moindre partie du sien. (I, i38.) C'est le teste de i665; dans les éditions postérieures, k remplace ds.

Il (Monsieur le Prince] consentoit de les faire sortir. (II, 343.)

Vous m'embarrassez oeaucoup de me demander mon am. (III, iSy.)

(L'amour-propre) est inconstant, et, outre les changements qui ▼iennent des causes étrangères, il y en a une infinité qui naissent de lui €C de son propre fonds; il est inconstant <f inconstance, de légèreté, «Tamoar, de nouveauté, de lassitude et de dégoât. (I, a4S')

L'arersion du mensonge est sourent une imperceptible ambition àt rendre nos témoignages considérables, et d'attirer à nos paroles un reipect de religion. (I, 57.)

(Mazarin) s'avisa d'une raison..., qui sérieusement étoit merreilleais par l'effronterie qu'il falloit avoir pour oser entreprendre de m'en paj^i'î car il me dit.... mie ce que je desirois ne pouroit me manquer....^!* dignité qni étoit dans notre famille. (II, 465.)

.... Soit au' Angers ne fût pas en état de se défendre par la divinca des bourgeois, etc. (II, 3a6.|

Le comte du Doignon étoit renfermé dans ses places, n'osant en sortir par ses défiances ordinaires. (II, 33o.)

Ce traité devoit être secret par l'intérêt de la Reine et par celui àtê Frondeurs. (II, a6z.)

(Mme de Iiongueville) ne croyoit pas se pouvoir réconcilier avec son mari, par les mauvais offices qu'on lui avoit rendus- auprès de lui, ttp^ l'impression qu'il avoit qu'elle n'eût trop de part à cette guerre. (II, 353.)

!.. On a cité par erreur (p. 6 du Lexume) comme exemple d'un a è chauffer*" dei « Je ne hais pas à entendre diq>uter. » (l, 8.) L'Académie, à l'article Haîi, donot le tour très-correct : ■ Je ne hais pas à travailler. » — Une autre méprise s'est S'***^ dans cette même page ; elle contient dix exemples d'inlinitifii après à (dont on en celui que nous venons de dtcr) qui sont è transportnr I a*, p. 7 à 8.

INTRODUCTION GRAMMATICALE. Lixxt

Aoxeitatioaf faiiM à Par, Pom, Sua, on peat ajonter les saimntM :

Les pbilofophefl ne condamnent les richesses que par le maaTais nsage

que nous en faisons. (I, 117 ; Tojez III, 3o, /. 5.) Le prince de Marcillac, que l'on nommera désormais le duc de la

RochdiMicauld par la mort de son père, arrivée en ce même temps, etc.

Pour le tour du TÎsage, je Tai on carré, ou en ovale. (I, 5.)

On a souTcnt besoin de force et de prudence /N>ttr opposer à la tyrannie

de la plupart de nos amis. (I, 399.) D est arrivé un accident a Cahusac, sur lequel je crois que les parents

d'an collecteur qui a été tué tous iront trouver pour vous demander jus-

uce. (Ul, 984.)

Dhs Tartide de Vlmfiniiif régi par det préposUions, p. lxx, on remarqaera particdicNnMnt comme i prêtent insolites les exemples i à 4.

La paastges solvants sont à remarquer pour Temploi sueeeasif de deux prépositisM dii&Kntes, dépendant d*on même mot et exprimant on même rapport.

La Mgesse est à Tâme ce que la santé est pour le corps. (I, s3i.)

(Lei Bonrdelois) se résolurent.... à attendre le siège, se fiant en leurs

propres forces et aux promesses des Espagnols. (II, 199.) hk confiance que Ton a en soi fait naître la plus grande partie de celle

que Ton a aux autres. (I, s6s.)

IX* -— CoifJONcnoN.

Quelques emplois à remarquer de conjonctions*

Toyes an Lexique les articles Commx, Et, Qob, Si, Soit, «te.

Nous avons appris.... qu'elle (Mme de Chevreuse) a pris un autre chemin, comme vers Bordeaux, flll, i5.)

Monsieur le Prince avoit aessein de les déloger avec de Tinfanterie... , comie c*étoit en effet le parti qu'on devoit prendre. (II, 408.)

.... Parmi des gens qui doivent convenir sur tant de différents articles et si importants. 7ll, a8o.|

Elle fut informée de.... la parole, qu'il avoit donnée à la Reine, qu'elle et Mme de Chevreuse seroient désormais en repos. (II, 3s.)

Peut-être aussi ^ire la grandeur de l'entreprise l'empêcha (Monsieur le Prince) d'en connoitre la facilité. (II, «39.)

Je vous conjure que je sache un peu de nouvelles. (III, 190.)

Nul homme «ur lui (le duc de Beaufort).... n'a jamais été si généralement aimé qu'il le fut. (II, 60.)

Bien que toutes mes affaires fussent k Paris, il ne me fut pas même permis d'y aller çu'à la charge que je ne parlerois point de cefle-là. (II, 4^s. )

Vous m'écrivez avec des façons que^ si vous continuez, nous feron comme les évêques. (III, lyS.)

Je voudrois bien.... qu'on ne se persuadât pas si aisément que le salut de rÉtat dépend qtte je sois brouillé avec Monsieur le Prince. (III, ii4>)

*Je me suis fort tourmenté ^u'il seroit aussi bon d'être assuré dèsi cette heure de ces af&ires que d'attendre davantage. (III, 67.)

* Le Cardinal n'est point encore parti, et on ne parle point ^«'il se pretie de le faire sitôt. (III, 118.)

A cca csemples cités an Lexique on peut ajouter les ioWants :

(Monsieur) recevroit désormais comme un manque de respect à propre personne si je continuois à traiter si indignement un homme qn'i aittoît. (II, 93.)

La RocHiroiTCAiao. ni, a r

Lxxxii LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

L^incertitude où je la vis (la Reine) si elle la feroit rerenir (Mme de Cherreiue) à la cour me tira de celle où j^ëtois qw let maarais offices de

Ellipse, deTant ti, de « ee qa*il eût fiit ».

Si ce procëdë-là est d*un homme d'honneur..., j'en laiue le jugement à, etc. (II, 467*)

Si TOUS pouriez ne point rompre l'affaire 1 (III, 179*) Pl&t k Diea qae tous puMiez, etc.

A Tarticle de la locution conjonctive Db cb qui (p. log^ 7*) il faat joiadre ee passage, emprunté à une lettre autographe de la Rochefoucauld :

Si quelque chose pouToit diminuer la joie que j'ai de la gloire que Votre Altesse vient a'acquërir..., ce seroit, Monseigneur, Je ee yn'ëtant

!>lus obligé que personne d'en ressentir une extraordinaire, je ne peux, etc. III, i3.)

Le sens est clair; mats, pour que le tour derienne correct, il faut on sopprimer le dêf ou suppléer ainsi l'ellipse que de suppose : c ce serait Teflct de ce que, cela Tiendrait de ce que ».

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