‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 30 sur 668 · X. ^ Accord (voyez ci-après, XIV, Syllkpse · texte numérisé non relu

X. ^ Accord (voyez ci-après, XIV, Syllkpse

A. Accord des adjectifs, des participes et des pronoms (genre et nombre] .

Dans les six exemples suirants, Tadjectif on le participe se rapportant à plasienrs noms précédents ne prend accord, soit de nombre, soit même de genre, qn'aree le dernier; dans le septième, il y a aecord arec le premier, comme étant le mot dominant et comprenant le second :

.... Des fatigues insupportables à des personnes d'im sexe et d*un âge si peu capable d'en souffrir. (II, i85.)

M. le prince de Conti et le duc de Longuerille l'ëtant allé Toir (la duchesse de Longueyille), etc. (II, 141*)

La fidëlitë du cardinal Mazarin et celle de M. de Charigny ne lui ëtoit point assez connue (à la Reine) pour, etc. (II, 476.)

Pour Faccord du rerbe, royes ci-après, p. lzxxiv-lxzxti, B.

.... La soumission et la fidëlitë qu'ils ayoienty'ttree. (II, 343.)

(Monsieur le Prince) se sourenoit encore des craintes et de l'abattement que le Cardinal aroit témoigné pendant les derniers dësordres. (II, i35.)

.... L^ordre et la tranquillitë publique, (II, 338.)

.... Que les troupes et officiers qui ont suivi Messieurs les Princes seront traitées comme elles l'ëtoient auparayant. (II, 383 . )

Nous faisons dëpendre notre gloire et notre réputation.... du jugement des hommes, qui nous sont tous contraires...; et c'est pour obtenir d'eux un arrêt en notre fareur que nous exposons notre repos et notre Tie en cent manières, et que nous la condamnons à tme innnitë de soucis, de peines et de travaux. (I, 14s, variante de i665.)

CW/e-e» serait grammaticalement préfisrable h ee la (devant condamnons) qui s*aeeorde avec le second des deux noms précédents.

Neutres singuliers se rapportant à nn féminin singulier et à un mascnlin pluriel : Je vous suis sensiblement oblige de votre lettre et de vos présents ; je

TOUS assure.... que j'ai reçu Cun et Vautre avec toute la reconnoissanoe

qui vous est due de tant de bontés. (III, 919.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxxiii

Yoyes les qaatre phrasef qui taiTent cet exemple ■ la pege u, 4*« où il est déjà donne.

Pôor les aeeords, de correction douteuse, avec des noms indéterminés, nous nous bornons à citer les deux passages suivants :

Le degré de cruauté exercée sur un simple animal ne laisse pas de tenir son rang avec la cruauté des princes les plus cruels. (I, a8i.)

Un gentilhomme..., après quelques cirilités, me dit qu*ii en ayoit à me faire d*ane personne qui aroit beaucoup de déplaisir d être cause de tous ceux qae j^arois reçus depuis un an. (III, 17 et 18.)

Aaaei fréquente est la rencontre de pronoms dont Taceord est déterminé moins par la grammaire qne par l'ensemble Avl sens. Ainsi ;

Le Cardinal (de Richelieu) perdit un moyen assuré.... d'éclaîrcir le Roi

de tous ses doutes, puisque les ferrets Tenoient de /«/ et qu'iV les aroit

donnéa à la Reine. (II, i3.)

Lai et il we rapportent, non an sojet : h Cmtdinal^ mais à Aoi, régime da verbe le eamrew.

(La Reine) n*osant pas faire donner chez elle un siège à ma femme, eUe nVn prenoit point elle-même, quand e//e Talloit Toir. (II, ^S6,) Qnand ma femme allait voir la Reine.

Mise en rapport d*nn masculin avec un féminin :

Les troopes.... se retirèrent sans avoir tenté de se rendre maîtres du

pont. (II, 376.)

« Se rendre maîtres » est iei traité comme une locution invariable an sens de #*«au«rer.

..•• Ses gens.... gagnés par le cardinal Mazarin. (II, 35 1.)

Cette foiblesse est, de toutes, la plus ordinaire aux vieilles gens qui ont

été n<Mi£/. (I, 335.)

n j a peu de gens qui aient le goût fixe et indépendant de celui des

antres : ils snirent Texemple et la coutume, et i7j, etc. (I, 3o6.)

Tojes ci-dessus, p. lvii, 5*, un aceord archaïque en genre du pronom personnel ■vee na adjectif précédent ; et, pour les accords de quelque et de ttmt^ ci-après, p. 35o (I. a5 à 39) et p. 43a, les articles de ces deux mots.

Pronoms^ adjectifs et participes pluriels avec on; pronoms pluriels de ia i^ personne a»ec le réfléchi se ou le possessif son^ sa, ses, ou après une proposition générale ne contenant aucun mot qui se prête à (accord :

Il Êiat être facile à excuser nos amis, quand leurs défauts sont nés avec eux... ; il 6iut surtout ériter de leur faire Toir qu^on les ait remarqués et qa*Mi en soit choqué, {l^ 284 •)

Oss peut être.... en société arec des personnes sur qui nous a9ons de la supériorité. (I, a83.)

€>m ne doit leur cacher rien (à nos amis)..., se montrer à eux toujours erms. (I, 997*)

Étant suittis de ce qu'il y aroit de gens de qualité et de rolontaires, on poussa à eux (aux ennemis). (II, 409O

Quelles personnes.... se pourroient séparer, si elles se reroyoient comme onsVst vu la première fois? (I, 3440

Lorsque la fortune nous surprend en nous donnant une grande place.. •, il est presque impossible de /y bien soutenir. (I, 196.)

La réconciliation arec nos ennemis n'est qu'un désir de rendre sa condition meilleure. (I, 66, Tariante de i665.)

La jalousie est, en quelque manière, juste et raisonnable, puisqu'elle ne tend qu'à conserver un bien qui nous appartient. (I, 4a.)

txxxtY LEXIQUE DE LA ROGHË^OtJCÂULt).

Participe présent avec accord.

Dans les trois premiers exemples, il a mlear d'adjectif et Taecord est eonfinme i Tosage actuel ; dans les trois solTants, dont le premier est tiré d'one aneienae eopie ayant antorité, les deux autres de lettres de la maia de Goarville, Paceord est ar- ^aCque.

D*autres (hommes TÎTent) comme des loups, rapissants et împitojables.

le Nesmond fit une fort longue harangue, tendante à remercier le Roi. (ni, 65.)

Le marquis de Jarzaj et d'antres dépendants du Cardinal aroient affecté de le morguer (le duc de Beaufort). (II, x4a.)

.... Gens difficiles et factieux, affectants une Tertn austère. (H, 96, note a.)

* Quasi tous ces gens assembles, voyants qu*on ne parloit point la d*assemblée pour députer vers le Roi, se retirèrent. (III, gS.)

*0n la portera à Paris (Famnistie), pour être vérifiée, ^r«iil#toas assemblés. (lU, io3.)

Participe passé sans accord :

.... Tous les maux que j*ai eu, (III, a 19 et note a.) .... La joie que i*ai eu. (III, aa5 et note i.)

.... Les mêmes choses qu'il (la Rochefoucauld) lui aroit dit (a Maxarin) à Bourg. (II, 496.)

L'humeur s'en est rendu la maîtresse (de Pesprit). (I, 3a6 et note a.)

* Je vous envoie ce porteur pour vous porter des a committimus » qu'on m'a envoyé de Paris. (III, a87 et note a.)

Attendu que cette faveur avoit été faite à des personnes.... pour qui je l'aurois désiré^ comme pour moi-même, je me contentai de lui soutenir (à Mazarin) av^ elles ne choquoient pas si peu sa promesse.... qu'il faisoit semblant de se l'imaginer. (II, 4^4 ^^ 's^ott a.)

Il faut de plus remarquer le pluriel elles i il 7 a dans ee qnl précède idée de p1«ralité de (avears : voyes XIY, p. c et a, Stlupsb.

B. Accord da yerbe [nombre et personne).

a] Ferhe se rapportant à plusieurs sujets et ne Raccordante qttsmd il les suit y qu^apec le dernier; quand il les précède^ qu*apee le premier :

Le bon sens et le bon esprit convient à tous les âges. (III, a 10.)

* L'acharnement que Pon a contre M. de la Rochefoucauld et son malheur ne vous donne point plus mauvaise opinion de lui. (III, 269.)

Le bonheur et le malheur des hommes ne dépend pas moins de leur humeur que de la fortune. (I, 56.)

Sa présence.... et Péioignement du Roi.... apporterait ^ etc. (II, ax3.)

L'occupation d'une intrigue, Pémotion d'espnt que donne la galanterie, la pente naturelle au plaisir d'être aimées, ' et la peine de refuser, leur persuade (aux femmes) qu'elles ont de la passion, etc. (I, 146.)

Variante de i665 et de t666; « leur persuadent, • an pluriel, dans les éditions suivantes.

Quelques négociations commencées et la foiblesse du gouvernement étaèliroit leur autorité. (II, a4o.)

De là vient le soudain assoupissement et cette mort, etc. (III, i63; comparez I, a a 5.)

.... Un conseil de guerre où présidait Madame la Princesse et M. le duc d'Ënghien. (II, 199.)

INTRODUCTION GRAMMATICALE. lxxzt

Pailei met oomplimenti à tonf met amii et mVn mandez dea nouTellea et de Vétàl où eti U terre d'AnTilIe et la forêt. (III, 17.)

MéoM leeord quand les njeti sont reaiplaeis par nn proBom eoi^onetîf :

Lei paiaiona ont une injustice et un propre intérêt qui fait qu'il eat dangereux de lea auiTre. (I, 33.)

Ce départ.... mit un trouble et une agitation dans Feaprit du peuple et do Parlement qui ne se peut repréaenter. (Il, 1 13.|

Ce fut une aurpriae et une joie pour toute l'armée qui ne se peut exprimer. (II, 364.)

Ceax qu'on condamne au supplice affectent quelquefois une constance e( on mépris de la mort qui n'e«/.... que la cramte de l'euTisager. (1, 38.)

SagoUer aree deux infinttifii :

Bien écouter et bien répondre est une des plus grandes perfections qu'on puisse uToir dans U conrersation. (I, 88.)

Dim Teiemple •oiTant, il 7 •, par négligence, le ploriel et le singulier tour à tour après aa doubla rajet :

Sou malheur (le malheur de Mme de Cherreuse) et le mien lui firent

quitter le chemin où on l'anroit sans doute retronrée, et lui fit prendre

eeloideVertenU. (H, 35.)

b] Ferbe au pluriel après des sujets séparés par ou :

Le bonheur ou le malheur pont d*ordinaire i ceux qui ont le plus de Futt ou de Tautre. (I, a33.)

....DiTerses actions et.... dirers intérêts que la fortune ou notre industrie iaweitt arranger. (I, 3i.)

Je ne Toyoia personne dont la capacité ou la fidélité fussent assez con- Buet pour, etc. (Il, 479« i** rédaction.)

Compares la rédaction dcfinltiTe (II, 7a), dans laquelle et remplace on.

.... Selon que aa conservation (la conserration de Maxarin) ou sa ruine uroieMt utiles au public. (II, 7a.)

c) Accords as^ec les mots collectifs :

Ce petit nombre de conjurés se rendit maître du palais de Lisbonne. (1,333.) *^

* Cette sorte de différends.. •• se doivent assoupir. ... d'eux-mêmes.

.... Le peu de troupes qui restoient, (II, aoo.) V«j« tnLexifme, p. 3 10, Tarticle Pxu.

Tout ce qu^il j UToit de personnes de qualité le vinrent tronrer (Monnmr le Prince).... et furent suivis^ etc. (II, 376.) n consentit que ce qu'il aroit d'amis puissants.... vissent^ etc. (II, a ai.

Dtat Pexemple talrant, le Terbe •'accorde avec l'idée de ploralîté exprinee par 1* éoahia compwawnt du sujet :

LVuTÎe de se renger de son infidélité (de Tinfidélité de Bouquinquan) ^ de se rendre nécessaire au Cardinal (de Richelieu) la portèrent (Mme de Ctrhlle) à, etc. (II, la.)

<i) Accords de verbes placés entre des pronoms et des noms :

Ce Vkétoient pas là les seules raisons de M. de Charigny. (II, 346.) Ils connurent que c'étoient le comte de Guitaut et Cbaraignac qui le cherehoient. (Il, 363.) *Tout cela sont de oeanx compliments. (III, 100.) *Ce qui s'est passé depuis sont des choses si publiques que, etc. (III, a66.) Da eet quatre exemples les deux de notre aatenr sont conformes à l'usage actuel

Lxxxvi LEXIQUE DE LA ROCHEFOUCAULD.

les deux autret «ont de la omûi de GoarWlle, qui, daiu le premier, rapporte Ici paroles du prince de G>ndé.

e) Accords passés d^usage^ Vun de nombre^ Vautre de perso/we :

C^est un des plus grands malheurs qui pouvait arrÎTer. (III, 43.)

Il n'v avoit que moi qui la pût informer (la Reine) de tout ce qui s^étoit

passé. (Il, 39.)

Daos le premier de eei deux paMagee, nous aToii« un nngulier, ataez ordÎMire lo*

trefota, aprèn le partitif un cuiW d'un complément plarid régi par de et d*un relatif;

dans le aecond, un accord à la 3* personne, tel qu'il ae fait en allemand et qa'il »

trouve parfoifl chex nous au dix-aeptième liècle, avec un pronom conjoaetif repican*

tant un pronom de la i'* personne.

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