VRAI, AB
Deux fujetf de même nature peuTeDt être diflfiéreoU, et même opposa, comme le sont Seipion et Annibal...; cependant, parce qne leurs qua- Mtéê sont prmes, eUet sabaittent en présence l'une de Tantre. (I, 279.)
Quelque différence qui puisse être entre deux sujets, ce qui est vrai dans Tun n*ef&ce point ce qui est vrai dans Tautre. (iMem.)
Yoyn tonM I, p. a8o, ligne %, et passim dans le reite de li RspuzioH x, dm F'rai, d*o& aont tirées le« deux phraeee qui préeèdenC.
(Que la confiance) soit toujours vraie et toujours prudente. (I, 196.)
ai les hommes ne Touloient exceller que par leurs propres talents,... leur goût seroit priU, il riendroit d'eux, et non pas des autres. (I, 3i3.)
U n'y aura rien qne de vrai et de grand dans un si juste dessein. (I, 3i5.)
(Mazarin) lui débauohoit (à la Reine) insensiblement ses c^roiV serviteurs.
(ri, 455.)
ViAiy substantivement, au sens neutre :
Le vrai^ dans quelque sujet qu'il se trouTe, ne pent être effacé par aucane comparaison d'un autre vrai. (I, ^79.)
Quelque défiance que nous ayons de la sincérité de ceux qui nous parlent, nous croyons toujours qu'ils nous disent plus vrai qu'aux autres.
(It «73.)
VRAISEMBLARLEMENT :
Le succès d'un si périlleux royage.... fit vraisemblahlement approurer a Monsieur le Prince le conseil de M. de Charigny. (II, 874.)
Cette affaire n'eut pas.... les suites que vraisemblablement on devoit en attendre. (II, 144.)
D'autres ont cru plus vraisemblablement que, etc. (Il, a4o.)
Ce Toyage étoit.... plein de tant de difficultés, qu'on ne pouroit f^rai* êemblablement se promettre de les surmonter. (II, 355.)
YRAISEBIBLANCE :
Ces irrésolutions donnoient.... de la vraUemUanca à tons les divers bruits qu'on Touloit semer. (Il, 399.)
VUE, au propre et au figuré, vubs; dans la vus ox, qub :
La seule nécessité de saurer ma vue me fait désirer d'aller à Paris. (lU, m.)
Le duc de la Rochefoucauld (reçut) une mousquetade qui, lui perçant le TÎsage aunlessous des yeux, lui fit perdre à l'instant la vue, (II, 410.)
(Le comte d'Haroourt) força Nort dans son quartier.... et secourut ainsi Coignac, à la vue de Monsieur le Prince. (II, 3x9; Toyes II, ia3.)
Le Coadjuteor étoit déjà arrivé dans la grand salle. A sa vue^ tout ce qui tenoit son parti mit l'épée à la main. (II, a85.)
Cétoit l'espérance secrète de réussir dans les vues que Fabert lui avoit données (à M. de Chavigny). (II, 374.)
Le Cardinal... • voulut me donner d'autres vuêê en la place de celles qne j'avois. (II, 76; Toye* II, 875.)
Quand il s'agit de nous, notre goût n'a plus cette justesse si nécessaire;... (il) est conduit alors par la pente de ramour-propre et de l'humeur, ^fiâ. nous fournissent des vuoê nouTclles. (I, 3o6.)
Je lui dis (à Bfiossens) mes vues, (II, 95.)
Nos qualités sont incertaines et conAises. et.... nos vues le sont aussi*
45a LEXIQUE DE LA LANGUE [VUE
Ceux qui en jugeoieat (de cette conduite) alors selon les Piiej ordinaires remarquoient que, etc. (II, ^40.)
(Mazarin) avoit de petites vues, (II, 63.)
(Clialais) fut accuse.... d'avoir propose à Monsieur de rompre son mariage, (fofu la vue i^'épouser la Reine. (II, 6; Tojrez II, 61, 87, 14S, 181, 243, 978, 391, 3oa, etc.)
Daru la vue qu'aroit le Cardinal iTarrèter Monsieur le Prince, il toqlut, etc. (II, i54.)
(Mazarin et M. de Chavigny) dam la vue qu^'ù. (Louis XIII) pouiroit guérir, lui a voient proposé, etc. (II, 5i.)
Y, adverbe pronominal, tenant la place d'un nom de chose, comme équivalent d'un pronom employé sous des formes qui ont le sens do datif ou précédé d'une préposition (à, dans^ en^ contre ^ etc.) :
J*ai tous les sujets imaginables d*ètre content de la manière qu^oo vit avec moi, et il ne s'/ peut rien ajouter. (III, 4^*)
On proposa.... de faire rentrer le duc de Bellegarde dans la charge de grand écuyer par des droits qu il y avoit conservés. (II, 77.)
La grâce de la nouveauté est à Famour ce que la fleur est sur les fraits: elle y donne un lustre qui s'efface aisément. (I, 14S.)
Les actions des hommes et leurs motifs nous paroissent toujours soui la figure et avec les couleurs quUl plaît à la nature et à la fortone d/ donner. (I, 3 16.)
(Le roi d'Angleterre) se déclare contre la France, précisément quand il lui est utile et honnête dy être attaché. (I, 339.)
Le coadjuteur de Paris, qui jusqu'alors n'avoit point encore paru daas les affaires,... vouloit s'j donner part. (II, 104.)
Quoique l'on paroisse éloigné des passions, on n'est pas moins en danger de s j laisser emporter que de tomber malade, etc. (I, 106.)
Les difficultés d'une telle entreprise n'étonnèrent point ceux qui/ avoient le principal intérêt. (II, 8.)
Je ne prétends pas détruire par ce que je dis la confiance...: je prétends seulement y mettre des bornes. (I, 396.)
Ses recommandations jr pouvoient aussi peu que ses ordres. (II, 4^^')
J'ai voulu en écrire quelques-uns (des événements de ce siècle), pour les rendre plus remarquables aux personnes qui voudront y faire réflexion. (I, 33i.)
Ces nouvelles firent hâter le duc de Bouillon et le duc de la Rochefoucauld de faire leur levée, malgré les empêchements continuels qa'ib y rencontroient. (II, 190.)
Il s'y rencontroit (à ce dessein) de grands obstacles. (II, i5i.)
Je suis peu sensible à la pitié, et je voudrois ne l'y être point du tout.
(Il 9.)
Le meilleur parti que le lecteur ait à prendre est de se mettre d'abord
dans l'esprit qu'il n'y a aucune de ces a Maximes » qui le regarde en particulier...; après cela, je lui réponds qu'il sera le premier à y souscrire. (I, a8.)
(Mme de Clievreuse) a presque toujours porté malheur aux penoaocs qu'elle y a engagées [enga^éos (Uns ses desseins). (II, 5.)
Y] DE LA ROCHEFOUCAULD. 4i3
Beaucoup de gens tentèrent inutilement cette voie.... Miosieni.... 8*jr opiniâtra le plus longtemps. (II, 95.)
Monsieur le Prince j piit (dans cette conjoncture) les intérêts de la cour. (II, i44-)
Le Cardinal se surpassa lui-même en cette occasion : il xCy agit pas seulement comme un ministre, etc. (II, i56.)
Les plus grands rois.... veulent surpasser les autres hommes en valeur, en savoir, en galanterie, et dans mille autres qualités où tout le monde a droit de prétendre ; mais ce goût dy surpasser les autres peut être faux en eux, quand il va trop loin. (I, 3i4-)
.... Découvrir le foible de cet artifice et des moyens qu'il (Mazarin) tenoit pour j réussir. (II, 465.)
Boisennier vous doit voir bientôt et savoir de vous particulièrement l'état de mes affaires et comme j*/ suis servi. (III, a83.)
*M. de Brousselles.... et deux échevius nouveaux s'étoient démis avanthier de leurs charges, mais ils y sont rentrés aujourd'hui. (III, 94)
Cette action se fit en plein jour.... Le duc (de Châtillon.... j fut tué. (II, ia3; voyez II, 98.)
Monsieur le Prince connut bientôt.... que leur crédit (le crédit des Frondeurs) j pouvoit balancer le sien (au Palais). (II, 160.}
(Monsieur le Prince) crut en devoir user de la sorte..., pour regagner dans l'opinion du monde ce qu'il y avoit perdu. (II, i35.)
U y a d'autres règles à suivre pour les choses qui nous ont été confiées : plus elles sont importantes et plus la prudence et la fidélité/* sont nécessaires. (I, 197.)
Pour ce qui est de Tordre de ces a Réflexions »..., il étoit difficile d'j en observer, (I, 3o.)
On peut leur parler (à ses amis) des choses qui les regardent, mais.... on/ doit garder beaucoup démesure. (I, a85.)
Les honnêtes gens doivent approuver sans prévention ce qui mérite d'être approuvé, suivre ce qui mérite d'être suivi...; mais \\ y faut une grande proportion et une grande justesse. (I, 3i3.)
^Monsieur) ne voulut jamais.... consentir, par la crainte.... d'un combat qu il pouvoit voir des fenêtres de Luxembourg, et parce qu^on lui fit croire aussi que l'artillerie du Roi j feroit de continuelles décharges. (II, 4oa.)
Ily en a (des gens).... qui sont braves à coups d'épée, qui ne peuvent soufnir les coups de mousquet ; et d'autres y sont assurés, qui craignent de se battre à coups d'épée. (I, 116, variante de i665.)
Y, adverbe pronominal, tenant la place d'un nom de personne, comme équivalent d'im pronom prëcëdé d'une préposition :
Il n'y a homme au monde qui soit à vous si véritablement que j'r suis. (UI, i38.)
Le pouvoir que les personnes que nous aimons ont sur nous est presque toujours plus grand que celui que nous y avons nous-mêmes. (I, aa8, et m, 160 et i63.)
(Mazarin) crut que, si j'étoîs fort bien avec Monsieur le Prince, je ne manquerois pas de l'j servir (de le servir auprès de lui). (II, 4^40
* M. de la Rochefoucauld a fort regretté M. de Nemours et / a fort perdu. (III, 5s.)
Y ALLXR DB :
(La Reine) m*assura.... qu'il y alloit de son honneur que je fusse content d'elle. (Il, 66.)
YEUX, au physique et au moral :
Ajoates fc Tartiele OCn. :
(L'amour-propre) est semblable à nos r'f , qui décoarrent tout et sont aveugles seulement pour eux-mêmes. (1, a44*i ^oyez I, iSs.)
Personne ne Toit des mêmes jeux ce qui le touche et ce qui ne le touche pas. (I, 3o6.}