‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 101 sur 569 · A la cour » est omis dans les éditions antérieures · texte numérisé non relu

A la cour » est omis dans les éditions antérieures

5. Les lettres J* abolition se donnaient en grande chancellerie. Le Roi y déclarait abolir ^ effacer un crime, un fait incriminé ; c'était an acte de pleine puissance royale, interdisant toute recherche et accordant le pardon.

*^. Dans ce duel, le comte de Miossens et le marquis de Villandry servaient le chevalier de Rivière et Vassé, qui, eux, ne se firent point de mal. Voyez Tallemani des Réaux^ tome II, p. 303, et tome V, p. 476 ; de ces deux passages de Tallemant, le second montre bien que Villandrj fut tué par le futur maréchal d'Albret, et non, comme le dit, au premier endroit, une note marginale de l'édition citée des Historiettes^ par son frère François Amanieu, chevalier d'Albret, celui qui plus tard tua en duel Henri de Scvigné, mari de Tillustre marquise.

7. Voyez, ci-après, les premières pages de VJpologie de J/. h prince de Marcillac.

rien d'assez grand dans le Royaume pour me récompenser de ce que j'avois fait pour son service.

Ije duc de Beau fort se soutenoit par de vaines apparences 'de crédit, et plus encore par cette opinion générale et mal fondée de son mérite et de sa vertu. La plupart de ceux qui avoient été attachés à la Reine s'étoient joints à lui ; j'étois de ses amis, mais je le connoissois trop pour Tétre particulièrement. La cour étoit partagée, comme je viens de le dire, entre lui et le Girdinal, et on attendoit que le retour de Mme de Chevreuse fît pencher la balance, par Tamitié que la Reine avoit toujours eue pour elle ; mais je ne jugeois pas de son crédit si favorablement que les autres ' : la Reine m'en parla avec froideur', et je vis bien qu'elle eût voulu que son retour en France eût été retardé. Elle me fit même beaucoup de difficulté ^ de la laisser revenir à la cour, après l'expresse défense que le Roi lui en avoit faite en mourant ; elle me dit qu'elle l'aimoit toujours, mais que, n'ayant plus de goût pour les amusements qui avoient fait leur liaison dans leur jeunesse, elle craignoit de lui paroitre changée ; qu'elle savoit par sa propre expérience combien Mme de Chevreuse étoit capable de troubler par des cabales* le repos de sa régence. La Reine ajouta encore qu'elle revenoit sans doute avec un esprit aigri de la confiance qu'elle prenoit au cardinal Mazarin, et dans le dessein de lui nuire. Je lui parlai peut-être avec plus de liberté que je ne

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