Beaucoup de difficultés. (1817, a
5. Les mots par des cabales^ et un peu plus loin sans douiCy et Ma-zarin^ après cardinal^ ne sont pas dans les éditions antérieures.
devois : je lui représentai quel trouble et quelle surprise un changement si imprévu alloit causer au public et à ses anciens serviteurs, quand on verroit tomber les premières marques de son pouvoir et de sa sévérité sur Mme de Chevreuse ; je lui remis devant les yeux la fidélité de son attachement pour elle, ses longs services et la durée des malheurs^ qu'elle lui avoit attirés; je la suppliai de considérer de quelle légèreté on la croiroit capable, et quelle interprétation on donneroit' à cette légèreté, si elle préféroit le cardinal Mazarin à Mme de Chevreuse. Cette conversation fut longue et agitée ; je vis bien que je Taigrissois quelquefois ; mais, comme il me restoit encore beaucoup de pouvoir sur son esprit, j'obtins ce que je desirois '. Elle me chargea même d'aller au-devant de Mme de Chevreuse, qui revenoit de Flandres, pour lui faire prendre une conduite qui lui fût agréable. On gardoit encore alors quelque sorte de hauteur avec le cardinal Mazarin. Il se forma une cabale de la plupart de ceux ^ qui avoient été attachés à la Reine pendant la vie du feu Roi, qui fut nommée des Importants^ . Bien qu'elle fût composée de personnes différentes d'in-
I. La duretë des malheurs. (i8a6, 38.) — N*est«K;e pas une faute d'impression qui, de la première de ces éditions, a passé dans la seconde ?
a. L'on donneroit. (iSaâ, 38.)
3. « La duchesse de Chevreuse, dit Mme de Motteville (tome I, p. 117),... ne trouva plus en la Reine ce qu'elle y avoit laissé; et ce changement fit aussi que la Reine, de son côté, ne trouva plus en elle les mêmes agréments qui l'avoient autrefois charmée. La souveraine étoit devenue plus sérieuse et plus dévote, et la favorite ëtoit demeurée dans les mêmes sentiments de galanterie et de vanité, qui sont de mauvais accompagnements pour Tâge de quarantecinq ans. i II faut ajouter que Mazarin ne négligea rien pour faire voir à la Reine les défauts de son ancienne favorite.