Rapprochez d*un passage qui se trouve plus loin, p. i
3. Edme de la Châtre, comte de Nançaj, qui fut blessé mortellement à Nordlingen en i645. Il faut lire, dans ses Mémoires^ déjà cités, le récit de toute cette affaire (p. 939 et suivantes).
4. Sur la surveillance dont Mme de Chevreuse fut ToJïjet en Tonraine, durant les années 1644 et 1645, de la part des agentt de Mazarin, voyez Y. Cousin, Madame de Chevreuse {Appendice^ p. 5 11 «t suivantes). On 7 trouve des lettres d'nn de cesagenU, où la Rochefooeanld est désigné, à plntieurt reprises, comme un des en-
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Le Cardinal se vit alors maître des affaires, et sa faveur ne fut plus douteuse. J'avois trop peu de liaison avec le duc de Beaufort pour avoir part à sa disgrâce ; mais j^étois toujours également des amis de Mme de Chevreuse : j^étois persuadé qu*elle ignoroit les desseins du duc de Beaufort, et qu'elle étoit injustement persécutée. La Reine conservoit encore de T amitié pour moi, et le souvenir de mon attachement pour elle n' étoit pas entièrement effacé de sa mémoire ; mais elle étoit trop puissamment entraînée par le cardinal Mazarin pour conserver longtemps des sentiments qui ne lui fussent pas agréables'.
La cour étoit soumise, le duc de Beaufort arrêté, Mme de Chevreuse éloignée ', le duc de Vendôme, le duc de Mercœur' et Févéque de Beauvais exilés, le président Barillon ^ prisonnier à Pignerol , la cabale des
nemis les plus actifs de TÉtat, et comme un de ceux dont les menées ambitieuses sont le plus à craindre.
I . Mme de Motteville parle dans les mêmes termes (tome I, p. 1 5a) de cette sujétion croissante de la Reine à son ministre, et de sa disposition, de plus en plus Tisible, à céder « aux volontés de cet heureux homme. »
9. Tout éloignée qu'elle fut, Mme de Cherreuse conspirait encore, si bien que le Cardinal lui envoya un exempt , chargé de Péloigner davantage de Paris et de la conduire à Angouléme. La duchesse prit la fuite; et, vers la fin de Thiver de 1645, elle s'embarquait à Saint-Malo. Elle gagna les Pays-Bas à travers mille aventures, et s'établit à Liège, où elle renoua mieux que jamais le fil de •es intrigues, jusqu'à ce qu'en 1649 elle revint à Mazarin, dont elle fut dès lors un des plus fermes conseillers. Voyez les Mémoires de Montrésor, p. 355 et 358.
3. Louis duc de Mercœur, puis duc de Vendôme, frère aîné du duc de Beaufort, né en 161 3, mort en 1669. U épousa Laure- Victoire Mancini, une des nièces de Mazarin ; après la mort de celle-ci (1657), il entra dans l'Église, et devint cardinal et légat du Pape en France.
4. Jean-Jacques de Barillon, seigneor de ChUtillon-sor-Seine, qa*il ne faut pat confondre avec Antoine de Barillon, maître des
Importants détruite et méprisée^. Tétois presque le seul des amis de Mme de Chevreuse qui n'eût point encore éprouvé de disgrâce particulière. Le Cardinal ne m*aimoit pas. Il voulut me réduire à la nécessité de déplaire à la Reine ou d'abandonner Mme de Qievreuse. Dans cette pensée, il obligea la Reine à me parler avec beaucoup de bonté, et à me dire qu'étant assurée de la fidélité et de Tamitié que j'avois toujours eues * pour elle, je ne devois pas lui en refuser une marque qu'elle devoit attendre de moi comme mon amie, quand même je ne considérerois pas sa dignité et son pouvoir. Elle s'étendit sur l'ingratitude du duc de Beaufort et des Importants ; et, après m' avoir fait beaucoup de plaintes de Mme de Chevreuse, eUe me pressa de n'avoir plus de commerce avec elle, et de cesser d'être intimement de ses amis; elle désira aussi que je le voulusse être du cardinal Mazarin. Je la remerciai avec respect de la confiance qu'elle avoit en ma fidélité; je l'assurai que je ne balancerois jamais entre ce que je lui devois et l'amitié de Mme de Chevreuse ; que je devois obéir exactement à la défense qu'elle me faisoit d'avoir à l'avenir aucun commerce avec elle ; que je serois même son plus grand ennemi quand il me paroitroit qu'elle eût véritablement manqué à son devoir; mais que je la suppliois de considérer qu'ayant été uni si longtemps avec Mme de Chevreuse dans tout ce qui regardoit le service de la Reine, je ne pouvois avec justice cesser d'être son ami,
requêtes et plus tard directeur des finances, que Retz, tome I, p. 343, appelle « le bon homme M. de Morangis, » ^tait président k la chambre des Enquêtes du parlement de Paris. U mourut à Pignerol, en 1645. C'est k son fils, Paul de Barillon d*Amoncourt, marquis de Branges, que la Fontaine a dédie le Pouvoir des fables.
I. Vojez, sur Teffet produit par la dispersion des Importants, les Mémoires de Retz, tome I, p. i3i-i37.