Eu, sans accord, dans le manuscrit
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tant qu^elle n^auroit dWtre crime que de déplaire^ au cardinal Mazarin^; que je souhaitois d'être ami et serviteur de ce ministre tant qu'elle Thonoreroit de sa confiance ; que je serois même dans ses intérêts en d'autres rencontres; mais que, dans ce qui regardoit personnellement Mme de Chevrèuse et lui, je demandois en grâce qu'il me fût permis de suivre mes premiers engagements. La Reine ne me parut pas blessée sur rheure de cette réponse ; mais, comme le Cardinal la trouva trop mesurée, il la lui fit désapprouver, et je reconnus', par une longue suite de mauvais traitements, que ce que je lui avois dit m'avoit entièrement ruiné auprès d'elle. J'observai toutefois ^ la conduite qu'elle m^avoit prescrite vers Mme de Gievreuse, après lui en avoir rendu compte exactement. Je ne trouvai, dans la suite, guère plus de reconnoissance de son côté pour m^étre perdu cette seconde fois afin de demeurer son ami, que j'en venois de trouver* dans la Reine; et Mme de Chevrèuse oublia, dans son exil, aussi facilement tout ce que j'avois fait pour elle, que la Reine avoit oublié mes services quand elle fut en état de les récompenser.
Cependant le duc d'Enghien trouvant à son retour tout le changement que je viens de dire, et ne pouvant témoigner au duc de Beaufort, qui étoit en prison, le ressentiment qu'il avoit de ce qui s' étoit passé entre Mme de Longueville et Mme de Montbazon, il laissa à Goligny la liberté de se battre contre le duc de Guise,