‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 144 sur 569 · De le Tellier. Vojez ci-dessus, p. 54, note a · texte numérisé non relu

De le Tellier. Vojez ci-dessus, p. 54, note a

3. Et il cherchoit. (t8a6, 38.) — Les trois éditions antérieures à la nôtre ajoutent encore et, un peu plus bas, devant « de la capacité », et devant c du bon sens >.

4. Comparez arec le portrait que Retz trace du même personnage, tome n, p. 179 : a Le maréchal de la Mothe avoit beaucoup de cœur. Il étoit capitaine de la seconde classe; il n*étoit pas homme de beaucoup de sens.... U étoit très-utile dans un parti, parce qu'il y étoit très-commode. »

5. Le 3i mai 1648, après un emprisonnement qui avait duré cinq années ; depuis lors il s'était tenu caché dans le Vendomois. Les détails de son évasion sont dans les Mémoires de Guf Joii^ tome I, p. ia-14.

6. Le texte de ces lettres du parlement de Paris se trouve dam le Journal du Parlement^ séance du 18 janvier au matin, p. i3 et «4.

MÉMOIRES. [1649] xai

provinces ; on distribua les charges de la guerre : les ducs de Beaufort, d'Eibeuf, de Bouillon, et le maréchal de la Motte, furent généraux sous M. le prince de G>nti ; le duc de Luynes*, Noirmoustier et moi, fûmes lieutenants généraux; le duc de Longueville, pour éviter Tembarras que le rang qu'il prétendoit^ lui eût pu donner*, alla en Normandie, pour maintenir cette province dans ses intérêts ^. On accepta les ofires considérables que rArchiduc * fit d'hommes et d'argent : enfin on se préparoit à la guerre civile avec d'autant plus de chaleur que c'étoit une nouveauté ; mais elle n'avoit pour fondement que la haine du cardinal Mazarin, qui étoit presque également odieux aux deux partis *,

I. Louis-Charles d'Albert, grand fauconnier de France, fils du connétable qui avait été le favori de Louis XIII. Ne en i6ao, il mourut en 1690. Vojez ci-dessus la note i de la page io3.

a. Son père, Léonor d'Orléans, avait obtenu de Charles IX, pour lui et pour ses successeurs, le titre de prince du sang. — Vojez Madame de Motteville^ tome II, p. 3o6.

3. Et peut-être aussi pour sauver ses oreilles des malsonnantet satires rimëes a l'occasion des couches de sa femme.

4. Voyez, dans les (Œuvres mêlées de Saint-Évremond (édition de M. Ch. Giraud, 1866, tome II, p. 3-3 1), la pièce satirique, qui a pour titre ia Retraite de M. de Longueville en son gouvernement de AWmandie, etc. Ce morceau, nous l'avons dit dans la Notice^ figure dans les premières éditions des Mémoires comme étant l'œuvre de la Rochefoucauld.

5. L'archiduc Léopold-Guillaume , frère de l'empereur d'Allemagne, Ferdinand III ; il était gouverneur général des Pays-Bas depuis 1647. Il mourut en 166 a. Ce fut le 19 février que l'envoyé de l'Archiduc reçut audience au Parlement. Voyez à ce sujet, les Mémoires de Retz, tome II, p. a 39 et suivantes; et ceux de Guy Joli (tome I, p. 67-70), où il est dit en note qu'il ne vint pas d'envoyé de l'Archiduc, qu'on affubla de ses livrées un homme de bonne volonté, que ce fut c une fable concertée à Paris. »

6. Consultez à ce sujet un intéressant chapitre de WalckenaCr, Mémoires sur Mme de Sévigné, tome I, p. 309 et suivantes; il t^ trouve une appréciation du caractère et du rôle des principaux pertonpages engagés dans la Fronde.

Le besoin qu^on eut à Paris de faire promptement des troupes en fit lever de mauvaises : on ne put choisir les oflSciers * ni les soldats, et on fut contraint de recevoir indifféremment tout ce qui se présentoit'. Cependant le Cardinal mettoit tout en usage pour former des cabales dans le Parlement, et pour diviser les généraux. La diversité de leurs sentiments et de leurs intérêts lui fournit bientôt toute la matière qu'il pouvoit désirer. Dans Tautre parti, F armée du Roi se fortifioit tous les jours, et le prince de Condé, animé par son ressentiment particulier, faisoit sa propre cause de Tintérét du Cardinal. D avoit occupé les passages les plus considérables pour empêcher la communication de la campagne avec Paris, et il ne doutoit point que, manquant de secours et de vivres, cette ville ne fût bientôt réduite à la dernière extrémité*. Charenton étoit retranché, et ceux de Paris

Page 1