‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 146 sur 569 · I . A trois kilomètres à l'oaest de Villejaif · texte numérisé non relu

I . A trois kilomètres à l'oaest de Villejaif

a. Retz (tome U, p. a 18) dit de même qae le conToi, qui Tenait d^Étampes, c rentra dans Paris, accompagne.... de plus de cent mille hommes, qui ëtpient sortis en armes au premier bruit qui avoit couru que M. de Beaufort ëtoit engage. » Le Journal du Parlement (p. 71) parle de plus de yingt-cinq mille hommes « résolus de se bien battre, si l'on eût eu besoin d'eux. 1 Dubuisson-Aubenay (p. 104) mentionne aussi cette affaire, et décrit le conroi de bœufs et de moutons. Quelques jours auparavant (a3 janrier), Paris avait reçu un convoi semblable, qui inspira à un pamphlétaire une curieuse pièce de vers hëroi-comique, adressée à Scarron, et insérée par M. Moreau dans son Choix de Matarinades^ tome I, p. 109 et suivantes. Il parait qu'en ce temps, où pour ceux de Paris les bourgs de Chailiot et de Charenton étaient devenus places frontières, c'étaient les pourceaux qui abondaient le plus, ce qui fit manger aux Parisiens, dit une satire contemporaine {FarUtés kisio^ riques, tome Y, p. 10), bien des cochons en carême.

3. Jacques Rouxel de Médavy, comte de Grancej, qui fat fidt maréchal de France en i65i. Né en i6oa, il mourut en 1680.

et nous étions convenus de nous secourir en cas * que le comte de Grancey vint attaquer Fun de nous. Il me manda de m*avancer, et qu'il alloit être chargé ; je fis ce qu'il desiroit de moi ; mais le comte de Grancey, qui sut que j'avançois, quitta le dessein d'attaquer Noirmoustier, et vint au-devant de moi pour me combattre seul. Le marquis de Noirmoustier lui vit faire ce mouvement; mais, au lieu de faire pour moi ce que j'avois fait pour lui, il continua son chemin avec le convoi, et se mit peu en peine d'un combat qu'il rendoit si inégal par sa retraite. Nous marchâmes l'un à l'autre, le comte de Grancey et moi, avec pareiP nombre de cavalerie, mais trèsnlifierent par la bonté des troupes ; il avoit de plus deux régiments d'infanterie , comme j'ai dit. Je fis ma première ligne de cinq escadrons, et la seconde de quatre, commandée par le comte de Rozan ', frère des maréchaux de Duras et de Lorges ^ ; mais, comme le comte de Grancey étoit éloigné de mille pas de son infanterie, je fis toute la diligence qu'il me fut possible ^ pour le charger avant qu'elle fût arrivée*. Nous trouvâmes, à vingt pas les uns des autres, une ravine '' qui nous séparoit; nous la côtoyâmes deux cents pas pour

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