A la troubler. {Ms, if, réd. i
* Noos désignons le manuscrit HarUy par l'abréTiation ms. B^ et no os iadiqnons, pour chaque leçon, si elle appartient à la première ou à la seconde des deuK rédactions que ce manuscrit contient. — Par ancirnnes éttitions, nooa entendons, dans les notes, les éditions antérieures à 1 804 : soit toutes à partir de 166a ; soit seulement à partir de l'édition de 1689, pour ce <;ui a paru d*abord dans oettt dernière.
i3a MÉMOIRES. [1649]
princes espéroient qu'il auroit une reconnoissance proportionnée à ses promesses et à ce qu'il leur devoit^. M. le duc d'Oriéans en attendoit les effets sans inquiétude, et il étoit content de la part qu il avoit aux affaires et de Tespérance qu'on donnoit à Tabbé de la Rivière, son principal ministre, de le faire cardinal ; mais Monsieur le Prince n' étoit pas si aisé à satisfaire : ses services passés, et ceux qu'il venoit de rendre, à la vue du Roi, pendant le siège de Paris*, portoient bien loin ses prétentions, et elles commençoient à embarrasser le Cardinal.
La cour étoit encore à G>mpiègne ', et, quelques raisons qu'il y eût pour la ramener à Paris, le Cardinal ne pouvoit se résoudre d'y retourner et d'exposer sa personne à ce qui pouvoit être resté d'animosité contre lui dans un peuple qui venoit d'en témoigner une si extraordinaire^. Il falloit néanmoins se déterminer*, et, s'il lui paroissoit dangereux de se fier à ses ennemis, il ne r étoit pas moins de témoigner de les craindre. Dans cette irrésolution, où personne n'osoit lui donner de conseil, et où il n'en pouvoit prendre de lui-même. Monsieur le Prince crut que, pour achever son ouvrage, il
I. * A ses promesses et à ses obligatioDS. (Ifr. JET, réd, 1 «la.) — Les anciennes éditions transposent les deux substantifs.
a. Ceux qu*il Tenoit de rendre au siège de Paris, a la me du Roi. {Ms. H, réd. a.) — Celui qu'il venoit de rendre, arec tant de succès, au siège de Paris, à la vue du Roi. (Jfr. JET, réd. i.)
3. La Reine, dit Monglat (tome II, p. 174 et 175), « prit prétexte du siège mis par l'Archiduc devant Yprcs; et, ajant fait marcher toutes les troupes qui bloquoient Paris devers la frontière soiu le maréchal du Plessis , elle partit de Saint-Germain le dernier d*avril, et arriva le a de mai à Compiègne. 1
4* A ce qui (à tout ce qui^ réd. i) pouvoit rester d'animosité en on peuple qui en avoit témoigné depuis peu une si extraordinaire contre lui. (Afr. //, réd. i et 2.)