‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 151 sur 569 · Épuises de. (1817, a · texte numérisé non relu

Épuises de. (1817, a

5. La Mazarinade qui rend le mieux Pëtat moral de Paris pendant le blocus de 1649, est celle que M. Moreau cite dans le tome II de sa Bibliographie^ sous le n<> 161 9, et qui a pour titre : Ije Hazard de la blan^ue renversé et la consolation des marchands fo~ reàns. Cette pièce fort curieuse se trouve reproduite en entier dans le tome II (p. 3 a 5-33 1) des Variétés historiques et littéraires^ de M. Edouard Foumier. t Les esprits les mieux sensës, y est>il dit (p. 33o), protestent hautement que tous nos desseins, nos entreprises, nos assemblées ne sont qu*une véritable comédie Mais

certes, bien que cette comédie soit agréable aux uns, elle est pourtant ennuyeuse aux autres, parce qu'elle dure trop longtemps, et que Ton y laisse brûler la chandelle par les deux bouts, et que Ton fait payer double, bien que l'on ne soit placé qu*au parterre. 1 La même lassitude se montre dans la pièce intitulée : Sur la conférence de Ruel en mars^ vers burlesques du sieur S. (Scarron), et qui commence ainsi :

Ma foi, nous en arons dans l'aile.

Les Frondeurs nons la baîDent belle.

Bfale peste de l*Union !

Le bled ne Tient plus qn*en charrette.... Nons allons mourir de disette.

{Choix de JHazarinades, tome I, p. 4^3.)

Le lecteur curieux pourra consulter aussi les Triolets du tamps^

capacité et de la bonne foi de la plupart des généraux, reçurent Tamnistie ^ bientôt après.

publia & la date du 4 mars 16491 le Courrier burlesque Je la guerre de Paris ^ a partir du 19 fërrier {Choix de Mazarïnades^ tome I^ p. 416 et suiTantes, tome II, p. za6 et suivantes), et les Contents et les Mécontents sur le sujet du temps {Bibliographie , tome I, p. a3i et a3a). Retz avoue lui-même, dans ses Mémoires (tome II, p. 3i3), que, dès le 3 mars, personne ne voulait plus payer les taxes.

I . Le prince de Marcillac figure au nombre des Frondeurs que Ton j comprit expressément. Comme il ëtait retenu au lit par sa blessure, ce fut Mme de Longueville qui se chargea de traiter de ses intérêts. Le tome I du Chois de Maxarinades (p. 43 1-436) contient sous ce titre : Demandes des princes et seigneurs qui ont pris les armes avec le parlement et peuple de Paris, ime pièce que Mme de Motteville a transcrite en grande partie dans le tome II de ses Jtfemoires (p. 4<H>-4<>^)* ** Qu^on accorde, est-il dit dans la Mazarinade^ le tabouret à la femme du prince de Marcillac ; qu'on paye audit prince dix-huit mille livres par an qu'on avoit accoutumé de lever pour des fuzeliers en Poitou, quoique lesdits fuzeliers ne subsistent pas. » Marcillac eut la somme (voyez les Mémoires de Mathieu Molé^ tome III, p. 487), qu*il avait d'aiÛeurs bien dû dépenser d'avance; mais sa femme n*eut pas le tabouret.

La RocnroucAULD. 11

i3o MIÉMOIRES. [1649]

iir.

[Mars 1649 ^ février i65i.]

Le * Roi avoit accordé la paix au parlement de Paris

I . Cette partie a paru ponr la première fois tout entière, sont le titre : la Prison des Princes y dans Pédition de 1689. Les éditions pr^ cédentes ne contiennent du commencement que quelques lambeaux, insén^s çà et là, les uns à peu près textuellement, les autres en résumé, dans un morceau que nous donnons à V Appendice et qui est intitulé : Récapitulation de ce que dessus ^ opec la Prison des Princes, Pour la suite, à partir de notre page 166, ledit morceau nous ollre, en récit suivi, une rédaction première qui se distingue de la nôtrepar des lacunes et de nombreuses et souvent considérables variantes. — Entre les parties II et III, il y a dans notre manuscrit D un intervalle d'une page et demie. A *Ia marge se trouve, de la main de ] 'annotateur, ce titre : la Prison des Princes ^ et cette observation : « Ici commencent les Mémoires imprimés, avec quelques différences dans le style seulement. > Chez Renouard (1804) le titre est : Prison des Princes et Siège de Bordeaux. Les éditeurs de i8a6 et de i838, réunissant nos deux parties III et IV, les font précéder simplement de ces mots : Troisième partie (i8a6), Deuxième partie (i838).

a. Le récit change de nature : dans toute la suite de l'œuvre, l'auteur parle de lui-même, non plus à la première, mais à la troisième personne. A partir d'ici, nous avons, comme il a été dit dans la Notice placée en tête de ce volume, quatre textes des Mémoires (cinq pour la partie III; voyez la note précédente) : d'abord celui que nous offrent la plupart des anciennes copies et les éditions antérieures à 1 804 ; puis trois modiOcations de ce texte, dues toutes trois probablement à la Rochefoucauld lui-même, retouchant successivement son ouvrage. De ces trois retouches la première se rapproclie, le plus souvent, beaucoup du texte des anciennes éditions, surtout des éditions qui ont paru de 1689 à 1804 exclusivement, et de la plupart des copies que nous avons pu voir, en particulier de la copie C de la Roche-Guyon; nous la prenons dans le manuscrit Harlay 35a de la Bibliothèque nationale (aujourd'hui Fonds français i56a5); la seconde nous a été conservée, de

MÉMOIRES. [1649] i3i

et à tout ce qui avoit soutenu la guerre civile' en Tannée 1649, ^^ ^^ P'^^ grande partie' des peuples Tavoit reçue avec trop de joie pour donner sujet * d'appréhender qu'on les pût porter une seconde fois à la révolte*. Le cardinal Mazarin, raffermi par la protection de M. le duc d'Orléans et de Monsieur le Prince, commençoit à ne plus craindre les effets de la haine publique, et ces deux

la manière que nous allons dire, par la même copie Harlajr, et par un très-petit nombre d'autres copies,' ayant entre elles , çà et là^ de légères différences ; cette seconde rédaction , « avouée par Tauteur, » comme dit le titre du manuscrit Harlay, a été imprimée par les éditeurs de 1804* 1816, i838; la troisième et dernière est celle que nous reproduisons d'après le manuscrit D de la Roche-Guyon. — Nous donnons en note les variantes de ces deux retouches, surtout de la seconde, souvent, au reste, identique avec la première, en indiquant comme source ledit manuscrit Harlay, lequel porte, d'un bout a l'autre, de nombreuses corrections, substituant la seconde rédaction à la première et adoptées, pour la constitution de son texte, par l'éditeur de 1804''. Quant aux textes qui ont paru d'abord (non sans variantes, il va sans dire ) dans les diverses éditions publiées avant 1804 y et qui pourraient bien avoir été modifiés, en maint endroit, surtout pour le style, les mots, tours, constructions, par les copistes et les éditeurs, nous en reproduisons, à VAppendice^ un double échantillon ; puis, pour donner partout aux lecteurs curieux de suivre tout le travail de remaniement dont les Mémoires ont été Tobjet, quelque idée de cette forme première, moins authentique, nous avons marqué d'un astérisque celles de nos variantes pour lesquelles les anciennes éditions, depuis 1689, sont d'accord avec le manuscrit Harlay, et d'un double astérisque celles où l'accord s'étend aux éditions antérieures (1661- 1688).

I. A tous ceux qui avoient pris son parti. (Jf/. jET, réd. i «fa.)

a. * La plus grande part. {Ms. H, réd, i.)

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