Par cette raison qu*il vouloit. (Ms. If, féd, i
6. Ou (si ce fut y réd. i) pour retarder. {Ms, H, réd, i e/ 9.)
7. * Qu'il avoit à se déclarer contre les sentiments. {Ms, H, réd, i.)
8. « Le mariage du duc de Mercœur et de Mlle de Mancini.... fut le prétexte dont Mme de Longueville se servit encore pour Tanîmer contre le Ministre. Toute cette cabale disoit que le Cardinal ne pouvoit plus douter qu'il n'offensât Monsieur le Prince en le faisant, puisque, la chose ayant été en état de se rompre, Monsieur le Prince lui avoit dit qu*il lui faisoit un fort grand plaisir de lui apprendre cette nouvelle, et qu'il en verroit toujours la rupture avec joie, f {Mme de MottevUle, tome III, p. 49 ^t 5o.)
MÉMOIRES. [1649] iSi
Il s*y rencoDtroit de grands obstacles qu'il falloit nécessairement surmonter. La liaison particulière de M. le duc d'Orléans et de Monsieur le Prince, fomentée par tous les soins et par tous les intérêts de Fabbé de la Rivière, étoit un empêchement bien considérable. On ne pouvoit diviser ces deux princes, sans ruiner Tabbé de la Rivière auprès de M. le duc d'Orléans, et sans lui persuader^ en même temps que Monsieur le Prince avoit manqué envers ' lui en quelque chose d'assez important' pour lui faire naître le désir de le perdre; et ce crime imaginaire n'étoit pas facile à supposer. Il falloit encore se réconcilier avec les Frondeurs, et que ce fui par un traité si secret que Monsieur le Prince n'en pût avoir de soupçon. Le peuple et le Parlement dévoient également l'ignorer aussi, parce qu'autrement les Frondeurs se seroient rendus inutiles à la cour, en perdant dans l'esprit du Parlement et du peuple leur crédit, qui n' étoit fondé que sur la créance^ qu'ils étoient irréconciliables avec le Cardinal. Je ne puis pas dire si ce fut son habileté qui lui fit inventer les moyens qu'on employa contre la liberté de Monsieur le Prince ; mais au moins puis-je assurer qu'il se servit adroitement de ceux que la fortune lui présenta pour vaincre les difficultés qui s'opposoient à un dessein si périlleux. Enfin un nommé Joly*, créature du coadjuteur de Paris, fournit de matière
I. L'éditeur de 1804, et, d'après lui, ceux de i8a6, 38, ont ainsi modifié le tour : c si on ne ruinoit.... et si on ne lui persuadoit. »
a. Vers. (Bfs, H^ réd. i.)