Fin quelque chose assez considérable. {Ms, H^ réd, i
4- Et auroient perdu leur crédit vers le peuple, qui n'étoit fondé que sur l'impression qu'on y aroit. [Ms, H, réd, i.)
5. Guy Joli, conseiller au Châtelet, neveu du chanoine Claude Joli, et un des syndics nommés par les rentiers de l'Hôtel de Ville pour Teiller à leurs intérêts; il est auteur de Mémoires que nous aTons souvent occasion de citer.
i52 MÉMOIRES. [1649]
aux désordres qni servirent de moyens au Cardinal^ pour prendre des liaisons avec les Frondeurs, comme on le verra dans la snite.
Entre ^ les plaintes générales qui se fidsoient publiquement contre le gouvernement, le corps des rentiers de THôtel de Ville de Paris, à qui on avoit retranché beaucoup de leurs rentes, paroissoit le plus animé*. On voyoit tous les jours un nombre considérable de bonnes familles, réduites à la dernière nécessité, suivre le Roi et la Reine dans les rues et dans les églises, pour leur demander justice avec des cris et des larmes contre la dureté des surintendants ^. Quelques-uns s'en plaignirent au Parlement, et ce Joly, entre autres, y parla avec beaucoup de chaleur contré la mauvaise administration des finances*. Le lendemain, lorsqu'il alloit au Palais afin d'être à l'entrée des juges *, pour cette même affaire, on tira quelques coups de pistolet dans le carrosse où il étoit, sans que néanmoins il en fot blessé''. On ne put
I . Fournit de mati^ aux désordres et de moyens aa Cardinal. (Ms, H, réd. i e< a.) — Les anciens éditeurs et ceux de i8a6, 38, ne comprenant pas cette tournure, ont substitue de la maiière à de matière. L'éditeur de 1804 donne de maiières, au pluriel.
a. * Parmi. (Ms. H, réd. i.)
3. Après maints délais, les fermiers des gabelles, qui aTaient été condamnés par plusieurs arrêts du Parlement à fournir les fonds pour pajer les rentes de THôtel de Ville, s'étaient déclarés bors d'état d'exécuter les conditions de leur bail et en avaient demandé la résiliation. L'émotion fut telle à Paris que l'on songea un instant à mettre le feu aux maisons des fermiers.
4. * Des surintendants, qui prenoient ainsi (qmi prenoieHi tautj réd. i) leur bien. (3fj. U^ réd. \ et %.")
5. Sur toute cette affaire, consultez surtout les Mémoires de Guy Joliy tome I, p. 88 et suivantes, et les Registres de tHdîel da FiUe pendant la Fronde, tome II, jéppendice, p. 44? ^^ suivantes.
6. Et il arriva que le lendemain, allant au Palais, a Pentrée des juges. (Afs. H, réd. i.) — Ce lendemain était le 11 décembre 1649.