Entrer. {Ms, H^ réd, x ef
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gociation secrète, que Monsieur le Prince ménageoit avec lui sans la participation de M. le duc d^Orléans*, et en quelque façon contre ses intérêts : de sorte que ce procédé de Monsieur le Prince paroissant tout ensemble peu sincère et peu respectueux à Monsieur, il se cnit dégagé de tout ce qu^illui avoit promis, et consentit sans balancer au dessein de le faire arrêter prisonnier^.
Le jour qu'ils choisirent pour Texécuter (ut celui do premier conseil*. Ils résolurent aussi de s'assurer de M. le prince de Conti et du duc de Longuevillè, croyant remédier par là à tous les désordres qu'une telle entreprise pouvoit causer^. Ces princes évitoient, depuis
I. « Le Cardinal, dit Monsieur le Prince dans on de ses manifestes, qui prërojoit bien que Monsieur le duc d'Orlëans étoît pour demander Tëpëe de connétable, afin de se conserrer, dans la majorité du Roi, la principale fonction de sa lieutenance générale, employa ses artifices ordinaires pour m*engager à la poursuivre, partie pour nous commettre tous deux dans la demande de cette charge, partie pour en tirer de moi quelque récompense. Encore me la fit-îl offrir par le duc de Rohan, à condition que je cédasse à son neveu Mancini tout ce que je prétendois sur l'amirauté, ou que je lui donnasse le bâton de grand maitre. Si cette épée deroit être si préjndiciable à TÉtat entre mes mains, et me donner moyen de passer d'un état particulier à la royauté, m'en devoit-il faire la proposition, et s'obliger lui-même de la faire agréer a Son Altesse Royale, pour les intérêts de laquelle je refiisois d'y entendre? » (^Note de i édition de 1689.)
1. De sorte que ce dernier ayant reçu ces impressions, et ce procédé de Monsieur le Prince lui paroissant tout ensemble peu sincère et peu respectueux, etc. {Ms, J/, réd. 3.) — De sorte que ce dernier ayant reçu toutes ces impressions, et voyant ce procédé qui lui paroissoit tout ensemble peu sincère et peu respectueux de la part de Monsieur le Prince, se crut dégagé, etc.... et consentit dès Theure, sans balancer, etc. {Ms. H^ réd. i.)
3. Le 18 janvier i65o. Retz nous apprend dans ses MUmairtê (édXb.,tome II, p. io5) que le Cardinal s*y résolut à midi.
4. t La cour, dit Mme de Mottevillc (tome III, p. laS),... prend la résolution d'exécuter promptement son dessein, et d'arrêter Monsieur le Prince, le prince de G>nti et le duc de Longuevillè,
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quelque temps, par le conseil * de Mme de Longueville, de se trouver tous trois ensemble au Palais-Royal'; mais c'étoit plutôt' par complaisance pour elle, que pour être persuadés ^ que cette conduite îùi nécessaire à leur sûreté. Ce n'est pas qu'ils n'eussent reçu plusieurs avis de ce qui étoit prêt de leur arriver; mais Monsieur le Prince y faisoit trop peu de réflexion pour les suivre * ; il les recevoit même quelquefois avec une raillerie aigre, et évitoit d'entrer en matière •, pour n'avouer pas qu'il avoit pris de fausses mesures avec la cour : de sorte que ses plus proches parents et ses amis craignoient de lui dire leurs sentiments sur ce sujet ^. Néanmoins le prince de Marcillac", remarquant* les divers procédés de M. le duc d'Orléans envers Monsieur le Prince et envers les Frondeurs", dit à M. le prince de G>nti, le jour qu'il fut arrêté, que l'abbé de la Rivière étoit assurément gagné
afin que les deux derniers ne pussent par une guerre civile secourir le premier. >
I . Tous les désordres que pourroit produire une telle entreprise. Depuis quelque temps, ces princes avoient ëvitë, par les instances. (Ms. H, réd. i «fa.)
a. c Le prince de Marcillac, par un esprit de pënëtration et d^habiletë, aroit souvent juge que les affaires alloientmal pour leur parti; et, dans cette pensée, il leur recommandoit toujours de ne se trouver jamais tous trois an Conseil. 1 {^Mme de MotteptUe^ tome III, p. i3o.)
3. Et ils en usoient tiinsi (bien, rëd. i) plus. {Ms, H, réd, i et %J)