Voyant. {Ms. if, réd. i
10. Etvers Monsieur le Prince et vers les Frondeurs. (i£r. B^réd. i.)
i68 MÉMOIRES. [i65o]
par la cour ou perdu auprès de son mahre, et qa^ainsî S ne Yoyoit pas qu'il y eût * un moment de sûreté pour Monsieur le Prince et pour lui. Le même prince de Marcillac avoit dit à la Moussaye ', le jour précédent*, que le capitaine de son quartier lui étoit venu dire qu^on Tavoit envoyé quérir de la part du Roi et qu^on Tavoît mené à Luxembourg*; qu'étant dans la galerie', en présence de M. le duc d'Orléans, M. le Tellier lui avoit demandé si le peuple n'approuveroit pas que le Roi fit quelque action éclatante pour rétablir son autorité * : à quoi il avoit répondu '^ que, pourvu qu'on n'arrêtât point M. de Beaufort, il n'y avoit rien à quoi le peuple ne consentit' ; qu'ensuite ce capitaine du quartier étoit venu trouver le prince de Marcillac, et lui avoit dit qu'on vouloit perdre ' Monsieur le Prince, et que de la façon qu'il voyoit les choses se disposer^', ce devoit être dans trèspeu de temps. La Moussaye promit de le dire, et néanmoins Monsieur le Prince a assuré depuis qu'il ne lui en avoit jamais parlé ^*.