I1 fut contraint cependant de se tenir. (Ms, H^ réd, i
10. *D*exécuter.... et d'assembler ses amis. (M$. Uy réd. i.)
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tion, afin d'être prêt à partir dans le temps de Tarrivée de Gourville, qu'il attendoit à toute heure. Q crut ii*en pouvoir prendre un plus spécieux que celui de F enterrement de son père, dont la cérémonie se deyoit'faire i Yerteuil, Tune de ses maisons. Il convia pour cet effet toute la noblesse des provinces voisines, et manda à tout ce qui pouvoit porter les armes dans ses terres de s'y trouver : de sorte cpi'en très-peu de temps il assembla plus de deux mille chevaux et huit cents honmies de pied.
Outre ce corps de noblesse et d'infanterie, Beins*, colonel allemand, lui promit de se joindre à lui, avec son régiment, pour servir Monsieur le Prince; et ainsi le duc de la Rochefoucauld se crut en état d'exécuter, en même temps, deux desseins considérables pour le parti qui se formoit : l'un étoit celui qu'il avoit envoyé proposer à Madame la Princesse douairière*, et Tautre étoit de se saisir de Saumur. Ce gouvernement avoit été donné à Guitaut, après la mort du maréchal de Brezé, pour récompense d'avoir arrêté Monsieur le Prince. Cest une place qui se pouvoit rendre très-importante dans une guerre civile, étant située au milieu du Royaume, et sur la rivière de Loire, entre Tours et Angers. Un gentilhomme nommé Dumonz * y commandoit sous le maréchal de Brezé, et sachant que G)mminges, neveu de Guitaut, y alloit avec les ordres du Roi, et menoit deux mille hommes de pied, pour l'assiéger s'il refusoit de
I. Lenet dit dans ses Mémoires (tome I, p. i3a) que le colonel Bains (sic) , « serviteur particulier du prince de Conti , » arait on rëgiment de six cents cheyaux aux environs de Bordeaux.
a. La Princesse douairière, dont il a été parlé ci-dessus. (Jf«. 17, réd. I.)
3. * De Mons. [Ms, H, réd, i et a.) — C'était un ancien aenritenr du maréchal de Brezé, très-dévoué à Monsieur le Prince. Vojrex L^ net, tome I, p. i3a.
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sortir, il différa, sur quelque prétexte ^, de remettre la place entre les mains de G>mminges, et manda au duc de la Rochefoucauld qu'il Ten rendroit maître et prendroit son parti s*il vouloit y mener des troupes. Le marquis de Jarzay lui offrit aussi de se jeter dans la place * avec ses amis, et de la défendre, pourvu que le duc de la Rochefoucauld lui promît par écrit de le venir secourir dans le temps qu'il lui avoit marqué. Ces conditions furent d'autant plus volontiers acceptées et signées du duc de la Rochefoucauld, que ' les deux desseins dont je viens de parler convenoient ensemble et se pouvoient exécuter en même temps.
Dans cette vue, le duc de la Rochefoucauld fit assembler toute la noblesse qui étoit chez lui pour les funérailles de son père, et leur dit qu'ayant évité d'être arrêté prisonnier à Paris avec Monsieur le Prince, il se trouveroit* peu en sûreté' dans ses terres, qui étoient environnées de gens de guerre qu'on avoit affecté de disposer* tout autour, sous prétexte ^ du quartier d'hiver, mais en effet pour pouvoir le surprendre dans sa maison ; qu'on lui ofiroit une retraite assurée dans une place voisine, et qu'il demandoit à ses véritables amis de l'y vouloir accompagner et laissoit la liberté aux autres de faire ce qu'ils voudroient. Plusieurs parurent embarrassés de cette proposition, et prirent divers prétextes pour se retirer. Le colonel Beins fut un des premiers qui lui manqua de parole ; mais il y eut sept cents gen-
I. Sur quelque prétexte qn*il prit. (Sfs, ff, réJ, i «r a.) 9. Dedans la place. (M*. H, réd, i et i.)
3. Furent acceptées et.... d'autant plus Tolontiers, que. (if/. H^ réd, I.)