Sous le pr^exte. (Jf/. £f, réd. i ef s
i8a MÉMOIRES. [i6So]
tQshommes qui loi promirent de le suivre^. Avec oe nombre de cavalerie et Tinfanterie qn'il avoit tirée de set terres, il prit le chemin de Saumur, qui étoit celui que Gourville devoit prendre pour le venir joindre, ce qu'il fit le même jour. Il lui rapporta que Madame la Prin« cesse douairière* avoit approuvé son conseil; qu^elle se résolvoit de le suivre ; mais qu'étant obligée de garder des mesures vers ' la cour, elle avoit besoin de temps et de beaucoup ^ de précautions pour exécuter un dessem dont les suites dévoient être si grandes; qu'elle étoit peu en état d'y contribuer de son argent, et que tout ce qu'elle pouvoit fisâre alors étoit de lui envoyer vingt mille francs. Le duc de la Rochefoucauld, voyant ainsi son premier dessein retardé *, se résolut de continuer celui de Saumur; mais, bien qu'il y arrivât huit jours avant la fin du temps* que le gouverneur lui avoit promis de tenir, il trouva la capitulation fieûte, et que le marquis de Jarzay n' avoit point exécuté ce dont il étoit convenu avec lui : de sorte qu'il fut obligé de retourner sur
I. On lit dans le manuscrit anonyme, à la date du sa afril i65o: c Le 17, M. d'Estissac, oncle du duc de la Rochefoucauld, anÎTa et apporta nouvelles que toute la noblesse que ce duc avoît ramassa en Poitou l^aroit abandonne à Mirebeau, lorsqu'elle aroit su qu*îl la Touloit employer à secourir Saumur. Il dit que le sujet pour lequel il est Tenu, c'est afin d'excuser cette noblesse, laquelle ne s*Àoit engagée à suivre ce duc que pour l'accompagner en lieu de sâret^, où il disoit qu'il alloit se réfugier, à cause qa*il aroit été areiti qu'on avoit résolu à la cour de le faire arrêter prisonnier et de le perdre. Il y avoit neuf cent cinquante chevaux qui l'accompagnoîentf dont quelques-uns lui déclarèrent qu'ils trouvoient fort maavab qu'il eût eu la pensée de les engager dans une si mauvaise afBûre et de les obliger à porter les armes directement contre le Roi. »
a. La Princesse la mère. {Ms. H, réd, i e/ a.)
3. *De garder {bien^ rëd. i) des mesures pour. (Ms, H^réd.i et a.)