‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 201 sur 569 · Les désordres. [Mt, H, réd. 1 et · texte numérisé non relu

Les désordres. [Mt, H, réd. 1 et

5. Et ce qui étoit sorti d'infanterie de Turenne. (Ms. H^ réd.

i et «.) *j, *Et ainsi n'éunt point des troupes réglées. {Mt, H, réd. x.) 8, De sorte qu'on jugea bien. {M*, if, réd. i.)

i88 MÉMOIRES. [i65o]

parlement de Bourdeaux, homme habile et ambitieux*. Ils faisoient tous' leurs efforts pour faire fermer les poi^ tes de la ville à Madame la Princesse. Néanmoins dès qu*on sut à Bourdeaux qu^elle et M. le duc d*Enghien dévoient arriver à Lormont', près de la ville, on y vit ^ des marques publiques de réjouissance ; un très-grand nombre de gens sortirent au-devant d*eux * ; on coavrît leur chemin de fleurs, et le bateau qui les condoisoit fut suivi de tous ceux qui étoient sur la rivière. Les vaisseaux du port les saluèrent de toute Tartillerie, et ils entrèrent ainsi à Bourdeaux*, nonobstant les eSbrts'' 1^ qu'on avoit faits, sous main, pour les en empêcher. Le Parlement et les jurats, qui sont les échevins de

X. Thibaut de la Vie, snccesÛTement avocat gënëral aa pariement de Bordeaux, puis président (i655) au parlement de Pau, fat un partisan zëlë de la cour durant la Fronde. Lenet (tome I, p. ada- 984) dit qu'il était arrive de la cour en poste pour empêcher la réception de Madame la Princesse dans Bordeaux , et qu'il « aToit si bien cabale les jurats, qu'il les avoit obligés à fermer les portes le 39, trois heures plus tôt qu'à l'ordinaire, et avoit empêché ce jour-là qu'on ne les ouvrit, de peur que la Princesse j entrât ; mais que, sur les neuf heures de ce matin-là , le peuple s'en étoit tellement offensé, qu'il s'étoit assemblé, et avoit , à coups de hache, brisé les portes, jurant qu'ils égorgeroient tous ceux qui s'opposeroient à son entrée, et avoient contraint les jurats et tous les assistants de crier : c Vive le Roi et les Princes ! et point de Mazarin ! »

a. Comme ceux-là faisoient leurs efforts. {Ms. H y réd. i.) '"' Tout manque aussi dans la réd. a.

3. Sur la rive droite de la Garonne, à cinq kilomètres de Bor* deaux.

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