‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 204 sur 569 · De sorte qu'on jugea bien. {Ms, if, réd. i · texte numérisé non relu

De sorte qu'on jugea bien. {Ms, if, réd. i

190 MÉMOIRES. [i65o]

il se retira et évita une seconde fois le combat, jugeant bien que la noblesse étant sur le point de s*en retourner, il se rendroit certainement maître de la campagne, en ne combattant pas ' .

En ce même temps, le maréchal de la Meilleraje eut ordre de marcher vers Bourdeaux, avec son armée, par le pays d*Entre-deux-Mers ', et le Roi s*avança vers Liboume. Ces nouvelles firent hâter le duc de Bouillon et le duc de la Rochefoucauld de faire leur levée', malgré les empêchements continuels qu'ils y rencontroient, tant par le manque d'argent que par le grand nombre ^ des gens du Parlement et de la ville qui traversoient, sous main, leurs desseins. On en vint même* à une extrémité qui pensa causer de gr9uds désordres, car un oflScier espagnol vint trouver Madame la Princesse de la part du roi d'Espagne, et apporta vingt-cinq mille écus pour les plus pressants besoins*. Le Parlement s'opposa à le laisser entrer dans la ville ; il avoit seulement toléré jusqu^alors qu'on y eût reçu Madame la Princesse et Monsieur son fils, sans s'expliquer en leur faveur, comme avoit

I. Il se rendroit, en ne combattant point, certainement maître de la campagne. (Ifr. H^ réd. a.) — Que la noblesse ëtoit..., et, qu'ainsi, en ne combattant point, il se rendroit certainement maître de la campagne. {Ms, H^ rtd, i .)

9. On appelait \ Entre^deux-Mtrs toat le pays qui sVtend, de Liboume à Bordeaux, entre la Dordogne et la Garonne.

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