‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 205 sur 569 · Les choses vinrent même. [Mt. H^ réd, i · texte numérisé non relu

Les choses vinrent même. [Mt. H^ réd, i

6. *Car un officier espagnol ëtantvenu trouver Madame la Princesse de la part du roi d'Espagne, et ajant apporte vingt ou vingtcinq mille écus pour pourvoir aux besoins les plus pressants. (JUs, H^ réd, i et 2.) — La réd. i et les anciennes éditions portent subvenir^ au lieu de pourvoir, — Lenet dit (tome I, p. 873) quW s'attendait à toucher de cet olBcier, qui se nommait dom Joseph Osorio, quatre cent cinquante mille livres.

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fait le peuple, et sans témoigner ses sentiments sm* ce qui s'étoit passé entre les troupes du Roi et celles qui les avoient poussées; mais alors le Parlement crut ^ qn*il sufBsoit de s'opposer à la réception de cet envoyé pour justifier par une seule action toute sa conduite passée et pour se faire un mérite envers la cour, en privant le parti du secours qu'il attendoit d'Espagne^, et le réduire à la nécessité de recevoir la loi qu'on lui voudroit imposer'. Ainsi le Parlement^ s'étant assemblé, il ordonna' que TofScier espagnol sortiroit de Bourdeaux, à l'heure même. Le peuple n'ayant pas peine à connoître quelles seroient les suites de cet arrêt, prit aussitôt les armes, investit le Palais, et menaça d'y mettre le feu, si le Parlement ne révoquoit ce qu'il venoit de résoudre, et s'il ne donnoit* un arrêt d'union avec Madame la Princesse et les ducs

I . * Le Parlement , qui jusque-là avoît toiërë qu*on eât reçu Madame la Princesse et Monsieur son (ils {dans la vtUe, rëd. i), et qui ne s'ëtoit point encore explique en leur faveur, comme le peuple, ni témoigné ses sentiments sur (fou/, rëd. i) ce qui s'ëtoit passe entre les troupes du Roi et celles qui les avoient poussées, crut, etc. (Ms. H, réd. i et a.)

a. « Le duc de Bouillon envoya en Espagne, dit Mme de Motteyille (tome IV, p. 191), un gentilhomme à lui, nommé de Bas, qui avoit de Tesprit, afin d'obliger le roi catholique de payer leurs troupes et se servir de leur rébellion pour diminuer les forces du Roi à leur avantage commun. Le roi d'Espagne reçut de Bas avec joie : il goûta cette proposition. 1

3. Qu'il suffisoit de s*opposer à la réception de cet envoyé d*Es* pagne dans Bordeaux pour justifier par une seule action toute sa conduite passée, et en privant le parti du secours qu'il attendoit d'Espagne, le réduire à la nécessité de recevoir la loi qu'on lui voudroit imposer. {Ms. H, réd. a.) — Crut qu'il sufQsoit, etc.... aGn que privant ainsi le parti du secours qu'il attendoit d'Espagne, il le réduisit à la nécessité, etc. {Ms, H, réd. i.)

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