‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 209 sur 569 · Le reste ayant ëtë pris. (âf#. fT, réd. i · texte numérisé non relu

Le reste ayant ëtë pris. (âf#. fT, réd. i

4. On appelait eonpoi de Bordemat l'impôt Itfé sur certaiiies denrées transportées par mer, teUes que vins et eanx-de-Tie. « Les bourgeois et marchands de Bordeaux , dit M. Ghémel {Dictiommmn historique des institutions de la Froncé) , faisaient primittrement escorter leurs narires par des yaisseaux armés en guerre, et s*impo* saient une taxe pour subrenir aux fiais de ce convoi. Dans la suite les Rois, disposant seuls de la marine militaire, se chaînèrent de faire escorter les navires de commerce et établirent, pour snb- Tenir aux frais de couToi, un droit de douane peimanent qfai garda le nom de convoi de Bordeaux. »

5. Pierre Lenet, ou Lesné ou l'Esnet, comme écrirent indiffé» remment les contemporains, procureur général au parlement de Dijon, son pays natal, conseiller d^État en 1646, conseiller-ministre de Coudé pendant la Fronde, mort en 1671. U c ayoit bien de Fe^ prit, un peu grossier, mais vif et plaisant, » écrit de lui Mme de Sévigné, à la date du 3i août 1689. Outre les Mémoires^ que nous ayons cités, Lenet a laissé une corre^ondance yolumineiisev conservée, sous le titre de Papiers de Lenet (n®* 6701 à 6730), à la Bibliothèque nationale. « Je crois, à la rérité , écrit-il au oommencément de juin {Mémoires^ tome I, p. 3a3), que J'étois le plot riche en argent de tous ceux du parti : toutes mes finances ne ooa* sistoient néanmoins qu'à vingt mille livres que j^avois faites de la vente de ma vaisselle d*argent avant que de partir de Pttrîs. Je prêtai cette somme à la Princesse, en arrivant à Bordeenx , pour faire deux régiments d*infanterie. » — Un peu plus tard (tome I, p.5ioet5ii),il revient sur cette pauvreté de la Fronde à Bordeevx : c Le plus grand de nos maux étoit la disette d'argent : il j avoît plus d'un mois que nous ne faisions que vivoter des fcmmiei qae

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peu de temps près de trois mille hommes de pied, et sept ou huit cents chevaux. On prit Castelnau^, distant de quatre lieues' de Bourdeaux; et on se seroit étendu davantage, sans les nouvelles que Ton eut de Tapproche* du maréchal de la Meilleraye du côté d'Entre-deux-Mers, et de celle du duc d^Épemon, qui vint joindre le général de la Yallette. Sur cet avis, le marquis de Sillery fut dépéché en Espagne pour y représenter * Tétat des affid* res' et hâter le secours d'hommes, de vaisseaux et d'ar* gent qu'on en attendoit *.

j*aTois empruntées. Le dac de Bouillon faisoit lever par ayance dans sa ricomtë de Turenne trois années de son rerenu; le duo de là Rochefoucauld tiroit de chez lui cequ*il pouToit; et ni l'un ni Tau* tre nVtoient à aucune charge à la Princesse. »

I . c La plus forte place du Médoc, 1 dit dom Derienne , dans son Histoire de la ville de Bordeaux (in-4*') Paris, 1771)1 p. 37$.

a. **Qui est à quatre lieues. {Mi, H, réd, i et a.)

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