Et aux officiers mêmes. {Ms. if, réd, i «f
5. Lenet dit de son côté (tome I, p. 36o) : « Ce poste ne nous étoit d'aucune utilité, et son importance ne consistoit qu*en l'imagination des bourgeois. » L'ile, tombée au pouToir des Frondeurs le 17 juin, fut reprise par l'armée royale le 11 juillet.
6. La cour arriva le i^'août à Liboume, «ou l'on fut un mois.... à s'ennuyer assez, > dit dans ses Mémoires (tome I, p. 958) Mademoiselle de Montpensier, qui était du voyage. Elle donne (p. sSa) un détail qui ne manque pas d^intérét : « Quand nous allâmes à Liboume, Monsieur le Cardinal fit un voyage à l'armée , et ne la trouva pas telle qu'il la croyoît ; mats il n'en dit point la vérité à
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château de Vère^ à deux lieues de Bourdeaux, mirent* une grande consternation dans la ville. Le Parlement el le peuple se voyoient à la veille d*étre assiégés par le Roi et manquoient de toutes les choses nécessaires pour se défendre ; nul secours ne leur venoit d*Espagne; et la crainte avoit enfin réduit le Parlement à s^assembler, pour délibérer s'il envoyeroit des députés demander la paix aux conditions qu'il plairoit au Roi, lorsqu^on apprit que Yère étoitpris, et que le gouverneur, nommé Richon, s'étant rendu à discrétion, avoit été pendu*. Cette sévérité, par laquelle le Cardinal croyoit jeter la terreur et la division dans Bourdeaux, fit un effet tout contraire ; car cette nouvelle étant venue dans un temps* où les esprits étoient, comme je Tai dit, étonnés et chancelants, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld surent si bien se prévaloir d'une telle conjoncture*, qu^ils remirent leurs affaires en meilleur état qu'elles n^avoienl encore été, en faisant pendre en même temps le nonmié Canolles, qui commandoit dans l'tle de Saint-6eoif;e la première fois que ceux de Bourdeaux s'en saisirent, et qui s'étoit aussitôt rendu* à eux à discrétion ''. Mais afin
la Reine, car il lui dit qu'elle ëtoit la plus belle du monde, quoiqu'elle fût fort foible : il n'y avoit pas d'artillerie, chose aises nécessaire pour im siëge. >
I . Le château de Vaire ou Yayres, sur la Dordogne, est à ringideux kilomètres de Bordeaux. Il subsiste encore aujourd'hui; nuis les fortifications furent démolies en i65o.
s. * Apportèrent, (iiff. if, réd. i et a.)
3. U ressort d'un pamphlet du temps : ia Ligues (sic) des Froitdemn pour combattre Mazarin et ses partisans (i65o), que Mademoiselle demanda en Tain la grâce de Richon.