Cest-à-dire le 3 octobre
aoft MÉMOIRES. [i65o]
bord d*aller à Bourg voir ^ le Roi et la Reine*, lui faisant espérer qu'on accorderoit peut-être aux prières et aux larmes d'une fenune ce qu'on avoit cru devoir refuser lorsqu'on l'avoit demandé les armes à la main. Quelque répugnance qu'eût Madame la Princesse à faire ce voyage, les ducs de Bouillon et de la Rockefoucauld lui conseillèrent de la surmonter, et de suivre l'avis du maréchal de la Meilleraye, afin qu^on ne pût lui reprocher d'avoir négligé aucune voie pour obtenir la liberté de Monsieur son mari. Ils jugèrent encore * qu'une entrevue comme celle-là, qui ne pouvoit avoir été concertée avec les Frondeurs ni avec M. le duc d'Orléans, leur donneroit sans doute de l'inquiétude et pourroit produire des effets considérables^. Le maréchal de la Meilleraye retourna à Bourg porter la nouvelle de l'arrivée ' de Madame la Princesse et de sa suite. Ce changement si soudain surprit Mademoiselle, et lui fit croire que l'on traitoit beaucoup de choses sans la participation de Monsieur son père '; elle fut encore confirmée dans cette opinion '^ par les longues et particulières conférences que le duc de Bouillon et le duc de la