A enToyer. (Ms, if, réd, i et
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berté des Princes, et qu*ils ne pouvoient désirer la paix sans cette condition, ils se contentèrent de ne s^y opposer point, puisque aussi bien ils ne la pouvoîent empêcher. Ils refusèrent donc d*y envoyer de leur part ^, et prièrent seulement les députés de la yille de ménager la sûreté et la liberté de Madame la Princesse et de M. le duc d'Enghien avec le rétablissement de tout ce qui avoit été dans leur parti '. Les députés allèrent é Bourg, et y traitèrent et conclurent la paix avec le cardinal Mazarin ', sans en communiquer les artides à Madame la Princesse ni aux généraux ^. Les condhions étoient que le Roi seroit reçu dans Bourdeaux en la manière qu'il a accoutumé de Tétre dans les autres villes de son royaume, que les troupes qui avoient soutenu
I. D*7 «nvoTer personne de leur part. {Ms, H, réd, i.] ^ Le dnc de la Rochefoucauld enToya cependant, de Tayeu da dnc de Bouillon et de la Princesse, Gourrille son secrétaire trou?er le dnc de Caudale à Bourg. La princesse Palatine et la marquise de Sable, dit Lenet (tome II, p. 67 et 68), étaient dans cette négociation, qui arait pour but d'ofXrir des sâretés au Cardinal, toat en obtenant la liberté des Princes. Ces ouvertures échouèrent, et Gourville, ajoute Lenet, c revint sans antre fruit de son ▼ojiige, que d'aToir donné quelques soupçons à Bordeaux et au duc de BooiUon même, qui, sans me rien dire de positif, m'en dit assez pour me le faire connoitre. En quoi les uns et les autres avoient tort, car tout est délicat en semblables occasions. » Mme de Motteville (tome III, p. 237) dit que Gourville offrit au Slinistre cque, s*ilvouloit mettre le Prince en liberté, les ducs de BouiUon et de la Rochefoucauld te mettroient volontairement en prison, pour leur répondre en leurs propres personnes de la fidélité et sincérité de Monsieur le Prince. »
s. **De M. le duc d'Enghien et de tout ce qui avoit été dans leur parti, avec le rétablissement de chacun d*enx. {Ms, H^ réd. i.)
3. Us 7 traitèrent avec le cardinal Mazarin et conclurent la paix. (Jfi. Hy réd. I et a.)
4. *^ A Madame la Princesse ni aux ducs de Bouillon et de la Ro-> chefoucauld. (J£r. H^ réd, i tt a.) — La paix, publiée à la date da x*** octobre, fut signée le a8 septembre. On en trouvem le texte dans Le/ief, tome II, p. ii3-iia.
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le siège en sortiroient et pourroient aller en sûreté joindre Tannée de M. de Turenne à Stenay ; que tous les privilèges de la ville et du Parlement seroient maintenus; que le Château-Trompette demeureroit démoli; que Madame la Princesse et M. le duc d*Enghien pourroient se retirer^ à Mourond, où le Roi entretiendroit, pour leur sûreté, une très-petite garnison, qui seroit choisie de leur main ; que le duc de Bouillon pourroit aller à Turenne, et le duc de la Rochefoucauld se retirer chez lui, sans faire les fonctions de sa charge de gouverneur de Poitou ^, et sans aucun dédommagement * pour sa maison de Yerteuil que le Roi avoit fisût raser ^.
Dans le temps que Madame la Princesse et Monsieur son fils sortoient de Bourdeaux par eau*, accompagnés des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld, pour aller mettre pied à terre à Lormont et prendre le chemin de G>utras, ils rencontrèrent le maréchal de la Meilleraye, qui alloit en bateau à Bourdeaux* Il se mit dans celui de Madame la Princesse, et lui proposa d*a-
I . On permit à Madame la Princesse et à M. le doc d'Enghien de se retirer. (Ms. iT, réd, 1 .)
9. Et le duc de la Rochefoucauld, qui ^toit, comme j'ai dit, gouverneur de Poitou, se deroit retirer aussi chez lui, sans faire les fonctions de sa charge. (Jfi. J7, réd. i.) — On lit à ce propos dans le manuscrit anonyme : « M. de la Rochefoucauld jouira du revenu de son gouvernement de Poitou, et n*en fera point la fonction que dans un an dUci, à la fin duquel il sera rétabli, au cas qu'il se conduise bien, ou il en recevra récompense. »
3. ** Et sans avoir aucun dédommagement. {M, i7, réd» i et 1.)
4. La Rochefoucauld avait appris cette nouvelle le 8 août, avec une constance admirable, nous dit Lenet (tome I, p. 441)9 heureux de faire voir à Mme de Longueville, « qui étoit toujours à Stenay, qu'il exposoit tout pour son service. » De son côté, la duchesse (voyez ibidem^ tome II, p. 48) avait envoyé une partie de ses pierreries en Hollande, afin de Mta des navires à destination de la rivière de Bordeaux.