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8. La noblesse s*était assemblée à Paris, dès le 6 février, dans le couvent des Cordeliers. Il s'agissait d'abord de travailler i la déli- Trance des Princes; on demanda ensuite la convocation des états
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séparée, bien que les Princes fussent en liberté ; elle continuoit toujours sous divers prétextes. Elle demanda d'abord * le rétablissement de ses privilèges et la réformation de plusieurs désordres particuliers; mais son véritable dessein étoit d'obtenir l'assemblée des états généraux ', qui étoit en effet le plus assuré et le plus innocent remède qu'on pût apporter pour remettre l'État sur ses anciens fondements, dont la puissance trop étendue des favoris semble l'avoir arraché depuis quelque temps. La suite' n'a que trop fait voir combien ce projet de la noblesse eût été avantageux au Royaume; mais M. le duc d'Orléans et Monsieur le Prince ne connoissant pas ^ leurs véritables intérêts, et voulant se menanager vers la cour et vers le Parlement, qui craignoient également l'autorité des états généraux*, au lieu d'ap-
génëraax. Lorsque Tassemblëe se fut séparée, il y eut encore, jusqu^à la fin de juillet i65a, des associations et des unions dans les provinces, notamment à Magnj (entre les gentilshommes de Senlis, de Chaumont, de Mantes, de Meulan, de Chartres, etc.), à Maintenon et à Nogent-Ie-Roi. Voyez dans le tome II du Choir de Mazarlnades^ p. a3o et suivantes, la Requête de la noblesse pour Vas^ semblée des états généraux (a8 février i65i), et, à la même date (jbi-' dem, p. a39), la Déclaration des prétentions de la noblesse assemblée aux CordeKers à Paris.