Tout ce qu'il crut le plus capable. {Ms, Hy réd, i «/a
* U étoit bossa et fort petit. {Nots de CmurtiU,)
MÉMOIRES. [i65i] ti55
de Conti crut qu'il disoit vrai, ou ne voulut' paa lui témoigner qu'il en doutoit; il le remercia' d'un avis si salutaire, et résolut de ne point épouser * Mlle de Chevreuse. Il se plaignit même de Mme de Longueville et du duc de la Rochefoucauld, de ne Tavoir pas averti plus tôt de ce qui se disoit dans le monde ^. On chercha dès lors des moyens de rompre cette affaire sans aigreur; mais les intérêts en étoient trop grands et les circonstances trop piquantes pour ne pas renouveler et accroître encore l'ancienne haine de Mme de Che vreuse et des Frondeurs contre Monsieur le Prince, et contre ceux qu'ils soupçonnoient d'avoir part à ce qu'il venoit de faire. Le président Viole fut chargé* d'aller trouver Mme de Chevreuse pour dégager, avec quelque bienséance. Monsieur le Prince et Monsieur son frère des paroles qu'ils avoient données pour le mariage. Ils dévoient ensuite, l'un et l'autre, l'aller voir* le lendemain'; mais, soit qu'ils ne pussent soutenir la présence d'une personne à qui ils faisoient un si sensible déplaisir, ou que * les deux frères, qui s'aigrissoient tous les jours pour les moindres choses, se fussent aigris touchant la manière dont ils dévoient
I . Car, soit que M. le prince de Conty crut qu'il disoit rrai ou qu'il ne voulut pas. (Bfs. H, réd, i et a.)