‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 278 sur 569 · I. ** Incessamment. {Ids. H^réd, i · texte numérisé non relu

I. ** Incessamment. {Ids. H^réd, i

a. D^un très-grand nombre d'officiers. {Mt, H, réd. a.) — **D'un nombre infini d'officiers. {3Is, II, réd. i.)

3. **'Se le put garantir de se livrer lui-même entre les mains du Roi. {3fs. H, réd. i et 1.) Les éditions anciennes ajoutent : « par une imprudence qu'on ne peut assez blâmer. »

4. Le Cours de la Reine ^ ou le Promenoir des Parisiens, comme l'appelle une Mazarinade de 1649 {Bibliographie des Mazarinades^ n^ 836), était alors la promenade à la mode. Située sur les bords, de la Seine, entre les Tuileries et Cbaillot, c'était, dit V. Cousin {Société française au dix'Septième siècle, tome II, p. a85 et 386), c le rendez-vous du beau monde. On y arrivait par la porte de la Conférence, située au bout de la terrasse des Tuileries. La reine mère, Marie de Médicis, qui aimait cette promenade, lui donna son nom. Elle était d'abord fort champêtre, comme on peut le voir dans une petite gravure d'IsraSl Silvestre. Louis XIII, en i633, l'embellit; il démolit la vieille porte de la Conférence, qui tombait en ruine,, et en butit une nouvelle plus grande et plus ornée. Quand de la campagne on arrivait à Paris par cette porte, on avait un coup d'œil admirable, à gauche les Tuileries et leur magnifique jardin, à droite le cours de la Seine bordé de belles maisons, devant soi le Pont-Royal et le Pont-Neuf, et dans le fond , en perspective, l'étincelant clocher de la Sainte-Chapelle, la masse imposante destours Notre-Dame, et plus tard l'élégant et noble dôme du Val-de- Grâce. On éclaircit un peu le Cours-la-Reine, et on y pratiqua plusieurs allées. Ces allées, quoique très-soignées et entretenues avec on certain art, empruntaient un caractère rustique aux Champs- Elysées, qui étaient alors un bois touffu et assez sauvage. Comme il n'y avait pas de quai, on y jouissait mieux de la vue de la Seine et du mouvement de ses eaux fraîches et limpides. Il y avait fort peu de piétons; les dames y allaient, en voiture découverte, montrer la richesse et le bon goât de leur équipage et de leur toilette, et surtout s'y montrer elles-mêmes. Les hommes étaient à cheval.

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de la chasse, suivi de ses gardes et de ses chevaux légers. Cette rencontre, qui devoit perdre Monsieur le Prince, ne produisit^ aucun effet. Le Roi continua son chemin, sans que pas un de ceux qui étoient' auprès de lui osât lui donner de conseil ; et Monsieur le Prince sortit aussitôt du G>urs, pour ne lui donner pas le temps de former un dessein'. La Reine et les Frondeurs se consolèrent* d'avoir perdu une si belle occasion ', par Tespérance de la recouvrer bientôt.

Cependant les avis continuels qu on donnoit de toutes

rÎTalisant de lëgèretë et de grâce, paradant aux portières et complimentant les dames de leur connaissance. La promenade se prolongeait assez avant dans la soirëe ; puis, au retour, la haute compagnie allait se reposer et faire collation au jardin de Renard , situé à côte de la porte de la Conférence et à Textrémité des Tuileries.» — On trouvera dans le tome V du Grand Cyrus^ p. 874 « une description du Cours-la-Reine, tel qu'il était en i65o; par fiction, Paris s'appelle Suze et la Seine le fleuve Choaspe. Voyez aussi une description du Cours- la-Reine dans le Journal d^un pojrage à Paris en 1657-1658, publie par M. Faugère, i86a, in-8, p. 101. — On sait qu'il y avait, à l'autre extrémité de Paris, une autre promenade, U^s-fréquentée aussi à cette époque, nommée le Cours de la porte Stûnt' Antoine m

I. Ne produisit sur l'heure. {Ms. H, réd, i e/ a.) — Dans les anciennes éditions : « à l'heure ».

a. Pas un de ce qui étoit. {Ms, /f, réd, i et a.)

3. Le ms. H (réd. i et a) a de plus ici cette phrase : « On peut croire qu'ils furent surpris également d'une aventure si inopinée, et qu'ils connurent bientôt ce qu'elle devoit produire. » — Dans les anciennes éditions, le passage omis dans la rédaction définitive que nous donne le manuscrit D est plus long : « On peut croire qu'ils furent surpris également d'une si extraordinaire aventure, et qu'ils connurent bientôt après que chacun d'eux avoit fait une faute considérable : le Roi, de n'avoir pas pris sur-le-champ la résolution de l'arrêter, et Monsieur le Prince de s'être exposé en un tel péril sans l'avoir connu que lorsqu'il ne le pouvoit plus éviter. » — Voye» sur cette rencontre les Mémoires de Montglat, tome II, p. aSg et a^.

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