A cinq quarts de lieue sud-ouest de Paris
6. •}• Que ce n*étoit autre chose que des coquetiers. (Ms. H, réd» I.) — Dans les anciennes éditions, à partir de 1688 : « que ces troupes qui lui firent quitter le champ de bataille n*étoient autre chose que des coquetiers. »
7. Aventure aussi plaisante que celle des Bourguignons qui prirent des chardons pour des lances. Comines, chapitre xi du livre I de ses Mémoires, {Note de Fédition de 1689.)
MÉMOIRES. [i65i] 267
le suivre * ; mais il le pria de retourner à l'heure même à Paris, pour rendre compte' à M. le duc d'Orléans du sujet de sa sortie et de sa retraite à Saint-Maur'.
Ce départ de Monsieur le Prince produisit dans le monde ce que les grandes nouvelles ont accoutumé d'y produire, et chacun faisoit^ de différents projets'. L'apparence d'un changement donna de la joie au peuple, et de la crainte à ceux qui étoient établis^. Le G)adjuteur, Mme de Chevreuse et les Frondeurs crurent que Téloignement de Monsieur le Prince les unissoit avec la cour, et augmentoit leur considération par le besoin qu'on auroit d'eux. La Reine prévoyoit sans doute les malheurs qui menaçoient l'Etat; mais elle ne pou voit s'affliger de ce qui pou voit avancer '' le retour du Car-
I. Pour le suivre n'est pas dans le ms. H (rëd. i), ni dans les anciennes éditions.
a. *Pour rendre compte de sa part. {Ms, H, réd, i.)
3. Le départ de Monsieur le Prince pour Saint- Maur eut lieu dans la nuit du 5 au 6 juillet i65i. Vojez la Muze historique, lettre libre, p. i34* c MM. de Contj, de Nemours, de Bouillon, de Turenne, de la Rochefoucauld, de Richelieu et de la Mothe, dit Retz (tome m, p. 116 et 117, éd. Ch.), se rendirent en même temps auprès de lui. Il envoya M. de la Rochefoucauld à Monsieur pour lui donner part des raisons qui l'avoient obligé à se retirer. > Sur le rôle du duc de la Rochefoucauld, en cette occasion, yoyez aussi Mime de Motteville, tome III, p. 368 et 369. — Condé arriva le 6 au matin au château de Saint-Maur (-des-Fossés), situé dans une péninfole de la Marne, à deux lieues de Paris, à peu de distance du bois de Vincennes. Il avait été buti par Philibert de TOrme pour le cardinal Jean du Bellay, évéque de Paris, possédé ensuite par Catherine de Médicis, puis par Charlotte de la TrémouiUe, aïeule du grand Condé.